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En Irak, les mesures de sécurité poussent les déplacés vers les trafiquants

Les restrictions imposées aux Irakiens fuyant les combats de la province d'Al-Anbar, dans l'ouest de l'Irak, génèrent un trafic des "parrainages" exigés par les autorités pour entrer dans les zones tenues par les gouvernement, a dénoncé une ONG mardi.

Redoutant la présence de jihadistes parmi le flux de milliers de réfugiés fuyant l'avancée du groupe Etat islamique, les autorités irakiennes ont mis en place ce système de "parrainage", détourné par des parrains peu scrupuleux allant jusqu'à réclamer plusieurs centaines de dollars. "Le système de parrainage entraîne une grave exploitation, certains parrains vendant leur parrainage jusqu'à 700 dollars (640 euros)", selon le Comité international de secours (CIS). Ce phénomène est "un fardeau financier inacceptable pour une population déjà extrêmement vulnérable", selon le CIS. Certains réfugiés dépourvus de moyens financiers n'ont de ce fait pas d'autre choix que de retourner dans les zones de conflit, a ajouté le groupe.

Fuyant la ville de Ramadi, prise par l'EI le 17 mai, "des milliers de personnes sont coincées à des points de passages, interdit d'entrée dans les zones sûres", a affirmé Mark Schnellbaecher, du CIS, dans un communiqué. "Pour certaines personnes, la situation est devenue si désespérée qu'elles retournent à Ramadi".

Selon les Nations unies, les combats ayant conduit à la chute de Ramadi, chef-lieu de la province d'Al-Anbar, la plus grande d'Irak, ont contraint 55.000 personnes à fuir. Pour rejoindre la route de Bagdad, les réfugiés doivent emprunter le pont de Bzeibez, ouvert le 19 mai, mais très vite refermé par les autorités, des milliers d'entre eux se retrouvant coincés. Le pont était ouvert mardi.

A chaque point de passage, les familles de déplacés sont soumises à des fouilles menées selon le bon vouloir des forces de sécurité, dénonce également le CIS. "Les fouilles de sécurité ne devraient jamais être arbitraires ou discriminatoires, et tous les efforts devraient être fait pour maintenir les familles ensemble", estime M. Schnellbaecher.

Au total, depuis le début en juin 2014 de l'offensive de l'EI en Irak, quelque 2.8 millions de personnes ont dû fuir leur foyer, dont 900.000 uniquement pour la province d'Al-Anbar, où le gouvernement irakien concentre désormais la plupart de ses forces.

Les restrictions imposées aux Irakiens fuyant les combats de la province d'Al-Anbar, dans l'ouest de l'Irak, génèrent un trafic des "parrainages" exigés par les autorités pour entrer dans les zones tenues par les gouvernement, a dénoncé une ONG mardi.Redoutant la présence de jihadistes parmi le flux de milliers de réfugiés fuyant l'avancée du groupe Etat islamique, les autorités irakiennes ont mis en place ce système de "parrainage", détourné par des parrains peu scrupuleux allant jusqu'à réclamer plusieurs centaines de dollars. "Le système de parrainage entraîne une grave exploitation, certains parrains vendant leur parrainage jusqu'à 700 dollars (640 euros)", selon le Comité international de secours (CIS). Ce phénomène est "un fardeau financier inacceptable pour une population déjà extrêmement vulnérable",...