L'influent prédicateur Youssef al-Qaradaoui, basé au Qatar et considéré comme l'éminence grise de la confrérie islamiste des Frères musulmans, a rejeté dimanche la condamnation à mort prononcée en Egypte à son encontre.
Un tribunal du Caire a condamné à mort samedi l'ex-président islamiste Mohamed Morsi et une centaine d'autres accusés, dont cheikh Qaradaoui, pour des évasions de prison et des violences durant la révolte populaire de 2011 qui a chassé Hosni Moubarak du pouvoir. Ces condamnations doivent encore recueillir l'avis, non contraignant, du mufti d'Egypte avant d'être confirmées ou infirmées le 2 juin.
"Je prends mes distances avec ces jugements", a déclaré le prédicateur dans un communiqué diffusé par la chaîne Al-Jazeera du Qatar. "Ils n'ont aucune valeur et ne peuvent pas être appliqués car ils sont contraires à la loi divine ainsi qu'aux règles et coutumes humaines", a ajouté le prédicateur, jugé par contumace en Egypte.
Inscrit sur une "notice rouge" d'Interpol en novembre, cheikh Qaradaoui est recherché pour "incitation et assistance à commettre des assassinats" ainsi qu'"aide à l'évasion de prisonniers, incendie criminel, vandalisme et vol". D'origine égyptienne, il vit au Qatar dont il porte la nationalité. Il est considéré comme l'éminence grise des Frères musulmans, classés "organisation terroriste" en Egypte et dans d'autres pays, dont l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.
Mobilisé sur la chaîne Al-Jazeera du Qatar pour soutenir les mouvements islamistes notamment lors du Printemps arabe, Youssef al-Qaradaoui est un farouche critique d'Abdel Fattah al-Sissi, qui a destitué l'islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013 en tant que chef de l'armée avant d'être élu à la présidence de l'Egypte en mai 2014.
Un tribunal du Caire a condamné à mort samedi l'ex-président islamiste Mohamed Morsi et une centaine d'autres accusés, dont cheikh Qaradaoui, pour des évasions de prison et des violences durant la révolte populaire de 2011 qui a chassé Hosni Moubarak du pouvoir. Ces condamnations doivent encore recueillir l'avis, non contraignant, du mufti d'Egypte avant d'être confirmées ou infirmées le 2 juin.
"Je prends mes distances avec ces jugements", a déclaré le prédicateur dans un communiqué diffusé par la chaîne Al-Jazeera du Qatar. "Ils n'ont aucune valeur et ne peuvent pas être appliqués car ils...


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