La police turque a arrêté huit nouveaux militaires accusés de faire partie d'un groupe "terroriste", dans le cadre d'une affaire extrêmement controversée de livraison d'armes à la Syrie l'an dernier, a rapporté samedi l'agence de presse Anatolie.
Des mandats d'arrêt ont été délivrés à l'encontre de dix soldats, dont huit étaient détenus vendredi soir, a précisé l'agence. Ils sont accusés de faire partie d'un "groupe terroriste", de faire obstruction à l'action du gouvernement et d'espionnage, a-t-on précisé de même source. Ces arrestations s'inscrivent dans le cadre d'une série d'actions menées par les autorités turques après la découverte d'armes qui seraient destinées aux rebelles syriens dans des camions près de la frontière avec la Syrie l'an dernier.
La semaine dernière, les autorités avaient arrêté quatre procureurs et un officier de l'armée. Les quatre procureurs avaient été mutés, puis suspendus après avoir ordonné la fouille de plusieurs camions et bus dans les provinces d'Adana et Hatay en janvier 2014, parce qu'ils les suspectaient de contrebande de "munitions et armes" à destination de la Syrie.
Une série de documents avaient alors circulé sur l'internet affirmant que les camions saisis étaient en réalité des véhicules de l'Agence de renseignements nationale turque (MIT) livrant des armes aux rebelles islamistes syriens combattant le président Bachar el-Assad. Tout en souhaitant la chute du régime de Bachar el-Assad, la Turquie a vivement démenti apporter une quelconque aide aux rebelles islamistes en Syrie, comme le groupe Etat islamique (EI).
Le gouvernement a imposé un black-out médiatique, y compris sur les réseaux sociaux, sur cette affaire et l'enquête est menée dans le plus grand secret. Au total, 47 personnes, dont des soldats et des policiers, ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire, sans compter les nouvelles interpellations, a précisé l'agence.
Les autorités turques ont attribué la responsabilité du scandale à l'imam Fethullah Gülen, bête noire du pouvoir islamo-conservateur d'Ankara. Des organisations étrangères de défense des droits de l'homme ont exprimé leur inquiétude, dénonçant une campagne judiciaire visant les pro-Gülen.
Des mandats d'arrêt ont été délivrés à l'encontre de dix soldats, dont huit étaient détenus vendredi soir, a précisé l'agence. Ils sont accusés de faire partie d'un "groupe terroriste", de faire obstruction à l'action du gouvernement et d'espionnage, a-t-on précisé de même source. Ces arrestations s'inscrivent dans le cadre d'une série d'actions menées par les autorités turques après la découverte d'armes qui seraient destinées aux rebelles syriens dans des camions près de la frontière avec la Syrie l'an dernier.
La semaine dernière, les autorités avaient...

