Espagne
Affaire Neymar : le Barça et son président seront jugés
Rude retour sur terre au FC Barcelone : au lendemain de la qualification pour la finale de Ligue des champions, le club et son président, Josep Maria Bartomeu, ont été renvoyés hier devant la justice espagnole pour des délits fiscaux présumés lors du transfert de Neymar. L'ordonnance de l'Audience nationale de Madrid prévoit le renvoi devant un tribunal de Bartomeu et de son prédécesseur Sandro Rosell, passibles de prison pour avoir dissimulé au fisc les sommes réellement payées pour le recrutement en 2013 du talentueux attaquant brésilien. Même si cette décision était attendue après plusieurs mois d'instruction, la perspective d'un procès pourrait atténuer un peu l'euphorie sportive qui entoure le club catalan, en mesure de briguer d'ici à début juin un fabuleux triplé C1-Liga-Coupe du Roi. Pour Neymar, double buteur mardi face au Bayern Munich (3-0, 2-3) pour envoyer le Barça en finale de la C1, c'est également une perturbation extrasportive malvenue dans la dernière ligne droite de la saison et à un peu moins d'un mois de la Copa America au Chili (11 juin-4 juillet), où il sera le capitaine du Brésil. La Chambre pénale de l'Audience nationale, juridiction spécialisée dans les dossiers complexes, doit désormais fixer la date à laquelle s'assiéront sur le banc des accusés Bartomeu, Rosell et le club en tant que personne morale. Ces derniers ont dix jours pour présenter un écrit de défense.
Ancelotti suspendu pour avoir ironiquement applaudi un arbitre
L'entraîneur du Real Madrid, Carlo Ancelotti, a écopé hier de deux matches de suspension pour avoir applaudi de manière ironique l'arbitre de la rencontre contre Valence samedi dernier, un match nul (2-2) qui a compromis les chances de titre du Real en championnat d'Espagne. Dans son rapport d'après-match, l'arbitre Carlos Clos Gomez a rapporté qu'Ancelotti avait « applaudi de manière ostensible et insistante » en sa direction au coup de sifflet final, avant de reproduire le même geste envers un des arbitres assistants. Si Ancelotti ne fait pas appel de cette sanction, il devra donc suivre depuis les tribunes les deux dernières journées de Liga, d'abord un déplacement sur la pelouse de l'Espanyol Barcelone puis la réception de Getafe. À l'issue de la 36e journée, le FC Barcelone (1er, 90 pts) a fait un pas de géant vers le titre grâce à une avance de quatre points sur le Real Madrid (2e, 86 pts).
La justice se prononcera aujourd'hui sur la grève des footballeurs
La justice espagnole décidera aujourd'hui si elle suspend la grève des footballeurs, prévue à partir de ce week-end, et qui pourrait mettre un terme prématuré au championnat au pays du football roi. Un tribunal à Madrid a ainsi annoncé hier qu'il se prononcerait aujourd'hui sur la demande de la Ligue professionnelle de football (LFP) de suspendre la grève, annoncée par l'Association des footballeurs (AFE), dont le but est de protester contre un nouveau système de répartition des droits télévisés des clubs. Il s'agirait d'une mesure conservatoire dans l'attente d'un jugement sur le fond. Le préavis de grève illimitée, sans précédent en Espagne, menace notamment le choc de dimanche entre l'Atletico Madrid, qui veut conforter sa 3e place, et le FC Barcelone, leader. Il menace aussi la dernière journée du championnat, le 23 mai. Le nouveau système de répartition des droits télévisés est accepté par tous, mais c'est la façon de répartir les fonds qui crée la controverse.
Fifa
Le Tahitien Reynald Temarii suspendu huit ans
La Fédération internationale de football (Fifa) a annoncé hier la suspension pour huit ans du directeur général de la Fédération tahitienne de football, Reynald Temarii, coupable de violation du code d'éthique. M. Temarii, ex-vice-président de la Fifa, a enfreint ce code « en acceptant un montant de 305 640 euros de Mohammad ben Hammam, alors membre du comité exécutif de la Fifa et président de l'AFC, pour couvrir ses frais de procédure dans le cadre d'un appel interjeté contre sa précédente suspension prononcée par la commission d'éthique de la Fifa le 17 novembre 2010 », a estimé la chambre de jugement de la commission d'éthique de la Fifa. M. Temarii, mis en cause dans le scandale autour de l'attribution de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar, avait reçu cette somme en janvier 2011 à la suite d'une entrevue avec M. Ben Hammam, alors candidat à la présidence de la Fifa, a ajouté l'organe suprême du football mondial. L'ancien président de la Confédération océanienne de football avait déjà été exclu pour un an des instances de la Fifa, en novembre 2010, déjà pour violation du code d'éthique, une suspension confirmée en février 2011 par la commission de recours.
La maison d'Ibrahimovic à Malmö a enfin trouvé preneur
La splendide demeure de Zlatan Ibrahimovic, l'attaquant vedette du Paris SG, dans sa ville natale de Malmö, a enfin trouvé un acheteur, a rapporté hier un quotidien local. « La villa patricienne et tape-à-l'œil blanche de 836 m2 avec vue sur le détroit d'Öresund de Zlatan Ibrahimovic n'est plus à vendre », affirme le Smalandsposten sur son site Internet. Selon le journal, son acquéreur serait un autre sportif et enfant du pays, le hockeyeur Carl Söderberg. Achetée en 2007 pour 30 millions de couronnes, soit quelque 3,25 millions d'euros au taux de change de l'époque, l'imposante demeure aurait été rénovée pour un montant tout aussi important, avant que le footballeur ne décide de s'en séparer en mars 2012.


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