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Moyen Orient et Monde - Grande-Bretagne

Cameron veut remodeler les relations avec l’UE

Le Premier ministre boucle son équipe et rencontre ses députés pour peaufiner son image, surtout auprès des eurosceptiques de son parti.

S’accordant une pause dans les nombreuses nominations de son gouvernement, David Cameron (au premier plan au centre) a rencontré hier les députés de son parti, fraîchement élus, plaisantant qu’il allait poursuivre en justice les sondeurs responsables de ses ulcères. Stefan Rousseau/Pool/AFP

David Cameron a bouclé hier la formation de son gouvernement et exposé aux députés de sa majorité conservatrice les priorités de son deuxième mandat, au premier rang desquelles la renégociation de la place du Royaume-Uni dans l'Union européenne.
Quatre jours après sa victoire inattendue aux législatives britanniques, le Premier ministre a fini de constituer son équipe à 100 % torie, caractérisée par une continuité manifeste et une plus importante représentation des femmes ainsi que des eurosceptiques de son parti. Dès le lendemain du scrutin, M. Cameron avait montré son souci de stabilité en reconduisant à leur poste les quatre poids lourds de son précédent gouvernement : George Osborne aux Finances, Theresa May à l'Intérieur, Philip Hammond aux Affaires étrangères et Michael Fallon à la Défense. Quelques autres nominations ont été distillées au cours du week-end, dont celle de Michael Gove à la Justice, de Nicky Morgan à l'Éducation (reconduction) et de l'eurosceptique Mark Harper comme chef de la majorité parlementaire, chargé de faire respecter la discipline de vote.
Hier, M. Cameron a complété son tour de table en renouvelant sa confiance à Jeremy Hunt (Santé), Iain Duncan Smith (Travail et Retraites), Patrick McLoughlin (Transports) et Liz Truss (Environnement). Parmi les nouveautés, la valeur montante du parti, Sajid Javid, hérite du ministère du Commerce. John Whittingdale, opposé à la redevance de la BBC, arrive à la Culture. Greg Hands épaulera George Osborne au Trésor. Deux femmes, Amber Rudd à l'Énergie et au Changement climatique et Priti Patel à l'Emploi, font également partie de l'équipe.
L'excentrique maire de Londres, Boris Johnson, qui ambitionne de briguer un jour la tête du Parti conservateur, n'a quant à lui pas reçu de portefeuille mais assistera à certaines réunions ministérielles. « Le maire a toujours été clair, il doit terminer son mandat à la tête de Londres en premier, et c'est exactement ce qu'il fera jusqu'en mai 2016 », a fait savoir son porte-parole à la municipalité.

Une reprise pour tous
S'accordant une pause dans les nombreuses nominations, M. Cameron a rencontré les députés conservateurs fraîchement élus, plaisantant qu'il allait poursuivre en justice les sondeurs responsables de ses ulcères. Avec sa courte majorité absolue (331 députés sur les 650 de la Chambre des communes), M. Cameron doit prendre un soin particulier de ses relations avec les élus de son parti et notamment avec la frange eurosceptique, qui piaffe d'impatience d'en découdre avec Bruxelles et ne verrait pas d'un mauvais œil un « Brexit » (pour British exit).
Après un premier mandat marqué par « la remise en état et la reprise » dans la foulée de la crise financière, M. Cameron veut maintenant consacrer son énergie à « restaurer un sens de la justice » dans la société. « Nous allons faire en sorte que notre reprise économique touche l'ensemble du pays », a-t-il dit, alors qu'une grande partie des Britanniques peine à voir la couleur du redressement de l'économie.
« Nous allons aussi renouveler notre relation avec l'Europe, nous assurer d'obtenir un meilleur accord pour les Britanniques », a encore souligné M. Cameron, qui a immédiatement réaffirmé sa promesse d'organiser un référendum sur l'adhésion du Royaume-Uni à l'UE « d'ici à fin 2017 ». Le Premier ministre, qui a une nouvelle fois rappelé qu'il était personnellement pour un maintien britannique dans une UE réformée, a déjà passé des coups de fil à ses homologues européens au cours du week-end.
(Source : AFP)

David Cameron a bouclé hier la formation de son gouvernement et exposé aux députés de sa majorité conservatrice les priorités de son deuxième mandat, au premier rang desquelles la renégociation de la place du Royaume-Uni dans l'Union européenne.Quatre jours après sa victoire inattendue aux législatives britanniques, le Premier ministre a fini de constituer son équipe à 100 % torie, caractérisée par une continuité manifeste et une plus importante représentation des femmes ainsi que des eurosceptiques de son parti. Dès le lendemain du scrutin, M. Cameron avait montré son souci de stabilité en reconduisant à leur poste les quatre poids lourds de son précédent gouvernement : George Osborne aux Finances, Theresa May à l'Intérieur, Philip Hammond aux Affaires étrangères et Michael Fallon à la Défense. Quelques...
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