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Humanitaire

Appel à dons de Vancouver pour débloquer des équipements de football à l’aéroport de Beyrouth

L'initiateur d'un projet humanitaire, un émigré libanais, cherche à récolter de l'argent pour payer les droits de douane.

Dans son petit salon de coiffure situé dans le district cosmopolite de West Vancouver, sur la côte pacifique du Canada, Michel Ibrahim est en alerte. « Je ne quitte plus mon téléphone des yeux », explique-t-il à L'Orient-Le Jour. Le fondateur de l'association humanitaire International Soccer Exchange Society (ISES), qui livre des équipements de football aux quatre coins du monde depuis 20 ans, a sollicité les médias canadiens pour lancer un appel aux dons. Il compte lever 3 500$. La somme correspond aux droits de douane que l'aéroport de Beyrouth lui réclame pour faire sortir les 50 caisses de maillots, de chaussures et de matériels d'entraînement, arrivées en provenance de Vancouver le 22 avril dernier. Les 700 kg de matériel « destinés aux réfugiés syriens et aux enfants démunis du Liban » sont, depuis, bloqués. Ils sont entreposés dans les hangars de l'aéroport. « J'ai envoyé du matériel en Afghanistan, au Vietnam et au Pérou. En 20 ans, c'est la première fois que cela m'arrive », déplore M. Ibrahim.
À l'origine de ce blocage, un problème administratif. Au Liban, les envois humanitaires sont exemptés de droits de douane. Or l'ISES n'étant pas enregistrée au Liban, les douanes n'ont pas reconnu la nature humanitaire du chargement. « L'ambassade du Liban à Ottawa m'a expliqué qu'au Liban, les envois humanitaires devaient recevoir l'approbation du Conseil des ministres. Je ne le savais pas », affirme le coiffeur originaire du village de Jeb Jennine, dans la Békaa, qu'il a quitté il y a 30 ans. M. Ibrahim argue de sa bonne foi. « Je n'ai jamais eu l'intention de transgresser les lois libanaises. Je pensais avoir fait les choses dans les règles », assure-t-il.
Fruit d'une collecte de deux ans dans les académies de football de Vancouver, le chargement comptant 4 000 unités a quitté le Canada le 17 avril dernier à destination de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, en France. Le transport de la marchandise a été intégralement pris en charge par la compagnie aérienne Air Canada. La Middle East Airlines a ensuite pris le relais pour acheminer le chargement à Beyrouth. Le neveu de Michel Ibrahim, Mohammad, devait le réceptionner pour ensuite le distribuer dans des camps de réfugiés syriens.
En attendant que la marchandise soit sortie de l'aéroport, Michel Ibrahim doit s'acquitter de 60 dollars par jour auprès de l'aéroport Rafic Hariri, au titre de frais de stockage. Pour régler la situation, il n'envisage qu'une solution légale, « sans passer par des pistons politiques ou autres ». « Les enfants ne doivent pas être pénalisés. J'espère juste que toute cette affaire va se décanter le plus rapidement possible », souhaite le passionné de football.


Dans son petit salon de coiffure situé dans le district cosmopolite de West Vancouver, sur la côte pacifique du Canada, Michel Ibrahim est en alerte. « Je ne quitte plus mon téléphone des yeux », explique-t-il à L'Orient-Le Jour. Le fondateur de l'association humanitaire International Soccer Exchange Society (ISES), qui livre des équipements de football aux quatre coins du monde...

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