Des funérailles solennelles pour le soldat Ali Kassem Ali, tué lors des affrontements qui avaient opposé à Ersal, en août 2014, l’armée à des groupes jihadistes. Photo Ani
Plus de neuf mois après avoir été tué suite aux affrontements qui avaient opposé à Ersal, en août 2014, l'armée à des groupes jihadistes, le soldat Ali Kassem Ali a été enterré hier dans son village natal à Khraïbeh, dans le caza de Baalbeck.
Le corps du soldat, qui aurait été décapité selon un communiqué du commandement de l'armée, a été reçu par une pluie de riz et de pétales de rose. Avant d'atteindre le village, le convoi funèbre s'est arrêté devant le domicile des parents du soldat à Talieh, avant de se diriger vers le mausolée de saydé Khaoula où les prières ont été récitées.
Dans une allocution de circonstance, le général Joseph Abdo a mis l'accent sur « l'héroïsme » du soldat. « Le combat est long et dur, et doit être décisif, a-t-il affirmé. Le commandement de l'armée est décidé à ne pas se retirer face à une offensive qui nous vise tous, dans notre présent et notre avenir, dans notre vie civile et militaire, dans notre économie et notre culture, dans notre union nationale, et dans notre mission humanitaire et civique. »
Les funérailles se sont déroulées en présence du représentant du ministre de la Défense et du commandant en chef de l'armée, le général Joseph Abdo, du représentant du directeur général de la Sûreté d'État, le capitaine Hussein Dirani, du représentant du directeur des Forces de sécurité intérieure et du directeur de la Sûreté générale, le capitaine Hicham Nasrallah, ainsi que du représentant régional du Hezbollah Abbas Moussaoui, du porte-parole des familles des militaires otages, Hussein Youssef, du président du conseil municipal de Khraïbeh, Ali Moussa, du moukhtar du village, Abdallah Radi, de représentants de partis politiques et des notables de la région.

