La séance du Conseil des ministres tenue jeudi dernier a été marquée par un échange aigre-doux entre le ministre du Tourisme, Michel Pharaon, et le ministre hezbollahi de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan (et non pas le ministre des Finances Ali Hassan Khalil, comme indiqué par erreur dans notre édition d'hier).
Lors de la réunion du cabinet, Hussein Hajj Hassan a soulevé le problème du marasme financier et économique dans le pays, déplorant les faibles budgets alloués aux secteurs productifs et s'interrogeant sur le sort des décrets relatifs aux ressources pétrolières.
Face aux critiques du ministre hezbollahi, M. Pharaon a pris la parole pour souligner qu'il est, certes, nécessaire d'avancer sur le plan du dossier du pétrole, mais il a relevé à cet égard que la dégradation économique et financière dans le pays a commencé avec le torpillage (par le camp prosyrien à l'époque) des réformes et mesures prévues par la conférence Paris III (janvier 2007). « Le torpillage de Paris III a eu pour effet de nous empêcher d'atteindre une croissance de 5 pour cent ou de 6 pour cent, a notamment déclaré le ministre Michel Pharaon. Si nous n'avons pas pu réaliser un tel taux de croissance, c'est en raison des diverses atteintes à la stabilité politique et sécuritaire (du fait de la ligne de conduite du Hezbollah), comme ce fut le cas le 7 mai 2008 ou comme c'est le cas depuis un an avec le blocage des institutions constitutionnelles. »
Liban
Pharaon et le ministre Hussein Hajj Hassan
OLJ / le 09 mai 2015 à 00h00

