L'Espagnol Alberto Contador, favori n° 1, fait face à l'Australien Richie Porte et au Colombien Rigoberto Uran au départ du Giro, qui commence aujourd'hui par un contre-la-montre par équipe sur la Riviera de Ligurie. C'est la première des 21 étapes menant le 31 mai à Milan.
Le voyage quasi initiatique, à travers « un pays en fleurs » selon la belle expression de l'Italien Fabio Aru, autre candidat déclaré au podium, démarre à San Lorenzo al Mare, près de Sanremo, pour 3 486 kilomètres.
Il réunit un peloton de 198 coureurs, privé du vainqueur sortant, le Colombien Nairo Quintana, et du champion italien du moment, Vincenzo Nibali, le plus fort l'été dernier dans le Tour de France.
Mais le défi que se lance Contador, accomplir la même année le doublé Giro-Tour, ajoute un piment supplémentaire à l'intérêt de l'épreuve, aussi vénérable (98e édition) que moderne dans sa recherche de séduction, la deuxième par ordre d'importance de la saison cycliste. Invaincu dans le Giro, Contador a la plupart des atouts en main. Sans garantie, toutefois, dans une course aux aléas multiples. « C'est un Giro différent », estime-t-il, soulignant que les (six) arrivées au sommet se concluent par des ascensions roulantes. Mais durant la troisième semaine, le Giro passe par des cols mythiques du nord du pays, le Mortirolo, avant de rejoindre Aprica, les Fenestre (aux 9 derniers kilomètres en terre) sur la route de Sestrière à la veille de la conclusion milanaise.
De l'avis de l'Espagnol, la sélection se fera dans la première partie de course, sur les bonifications dans les arrivées en montagne. Puis dans le contre-la-montre frôlant les 60 kilomètres, le plus long de ces cinq dernières années, à Valdobbiadene, dans les collines de Vénétie. « Il est plus plat que je ne le pensais, regrette Contador. J'aurais préféré qu'il soit plus difficile, mais je ne le déteste pas. »
Le Giro, qui aime sortir des sentiers battus afin d'échapper aux scénarios prévisibles, ménage toutefois sa part d'incertitudes. Surtout dans sa partie initiale, sur les escarpements de Ligurie ou les rugosités des Abruzzes, qui peuvent devenir autant de pièges en fonction de la météo. Bradley Wiggins, terrassé par l'orage, l'avait payé cash en 2013.
Le premier maillot rose sera décerné aujourd'hui au coureur de tête de l'équipe victorieuse dans la Cité des fleurs, au terme du chrono de 17,6 kilomètres qui emprunte – pour l'essentiel – une ancienne voie ferrée transformée en piste cyclable. À Sanremo, où se conclut en mars la course la plus longue de l'année (Milan-Sanremo), tout commence cette fois !
(Source : AFP)

