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Liban - Budget 2015

Le gouvernement approuve le plus facile

L'échelle des traitements et salaires continue de diviser profondément les ministres.

Réuni mercredi 6 mai, le Conseil des ministres a approuvé le premier chapitre du projet de budget 2015, à l'issue d'un débat sérieux qui laisse croire qu'un accord tacite existe pour mettre fin à l'anarchie des dépenses courantes et de l'ouverture de crédits sans plafonds ni cadres légaux.
Le Conseil des ministres se réunira à nouveau lundi et mercredi prochains pour poursuivre l'examen du budget, ainsi que jeudi matin pour examiner un ordre du jour ordinaire de 75 points ajourné de séance en séance.
Cela dit, des observateurs font remarquer que le premier chapitre du projet de budget est le plus facile à approuver puisqu'il ne comprend ni dépenses spéciales, ni taxes nouvelles, ni la nouvelle échelle des traitements et salaires dans le secteur public.

L'échelle des salaires
À ce sujet, on assure que les divergences persistent sur l'opportunité de l'inclusion de la nouvelle échelle des traitements et salaires dans le secteur public au projet de budget 2015.
Pour leur part, les ministres aounistes, Gebran Bassil et Élias Bou Saab, souhaitent qu'elle en soit dissociée afin que son examen ne se heurte pas aux obstacles qui marqueront la discussion du projet de budget par la Chambre.
De leur côté, les ministres du 14 Mars pensent exactement le contraire, estimant que cette échelle et son coût de 1 875 milliard de livres ont déjà été approuvés par le gouvernement de Nagib Mikati. Ces ministres invoquent, à ce sujet, le principe de continuité du gouvernement, estimant que le gouvernement actuel ne peut que s'engager à mettre en œuvre une décision déjà prise. Si ce n'était pas le cas, a affirmé le ministre de la Justice, Achraf Rifi, il faudrait retirer le projet de loi du Parlement.
Toute la question restera en suspens jusqu'à l'examen du volet dépenses du projet de budget, a indiqué hier Mohammad Fneich.
Pour certains, le projet de budget et l'échelle des traitements et salaires finiront par achopper tous deux sur la décision fondamentale prise par le Premier ministre de mettre de côté toutes les clauses conflictuelles tant que le pays est sans président.

Les remontrances de Salam à Bou Saab
Par ailleurs, la séance du Conseil des ministres a été marquée par les remontrances adressées par le Premier ministre Tammam Salam au ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Élias Bou Saab, qui, lors de la précédente réunion du gouvernement, s'était permis d'introduire dans la salle du Conseil, contrairement aux dispositions protocolaires, la mère de Nadim Semaan, l'un des otages assassinés par les jihadistes dans le Qalamoun. M. Salam a fait valoir en particulier que cette bienveillance dont le Conseil des ministres a fait preuve n'a même pas porté la personne en question à renoncer à abreuver le Conseil des ministres d'insultes sur les chaînes de télévision. Aussitôt la réunion finie, M. Bou Saab devait faire part de ces remontrances sur son compte Twitter, allant jusqu'à affirmer qu'il agirait de nouveau de même si l'occasion se représentait. Un tweet qu'il a fini par éliminer quelques heures pus tard.

Torpillage de Paris III... et de la présidentielle
L'apparente simplicité du débat n'a pas empêché un échange de paroles assez vif entre le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, et le ministre du Tourisme, Michel Pharaon. À M. Khalil, qui s'est impatiemment interrogé à voix haute sur le sort du dossier des ressources pétrolières et gazières, M. Pharaon n'a pas manqué de rétorquer, sur le même ton, que ce dossier fait partie d'un « problème plus large » qui a commencé avec le torpillage de « Paris III » et se poursuit aujourd'hui par le blocage de l'élection présidentielle qui porte à son tour atteinte à la stabilité sécuritaire, politique et économique.

Réuni mercredi 6 mai, le Conseil des ministres a approuvé le premier chapitre du projet de budget 2015, à l'issue d'un débat sérieux qui laisse croire qu'un accord tacite existe pour mettre fin à l'anarchie des dépenses courantes et de l'ouverture de crédits sans plafonds ni cadres légaux.Le Conseil des ministres se réunira à nouveau lundi et mercredi prochains pour poursuivre l'examen du budget, ainsi que jeudi matin pour examiner un ordre du jour ordinaire de 75 points ajourné de séance en séance.Cela dit, des observateurs font remarquer que le premier chapitre du projet de budget est le plus facile à approuver puisqu'il ne comprend ni dépenses spéciales, ni taxes nouvelles, ni la nouvelle échelle des traitements et salaires dans le secteur public.
L'échelle des salairesÀ ce sujet, on assure que les divergences...
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