Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde

Images du monde

Népal : les treize jours de deuil se terminent

Népal : les treize jours de deuil se terminent

Habillés de blanc et la tête rasée, des survivants du séisme népalais qui a tué plus de 7 800 personnes ont mis fin hier à treize jours de deuil tandis que la capitale en ruines tentait de reprendre l'aspect d'une ville normale. Les proches des défunts se sont rassemblés autour d'un temple hindou pour une série de cérémonies qui devaient s'achever à la tombée du jour à Katmandou. Des groupes de proches des victimes, les hommes la tête rasée et les femmes non coiffées, ont dessiné des symboles religieux dans le sable avant de dresser de petits feux au complexe de Pashupatinath sur les bords de la rivière Bagmati. Les personnes en deuil ont procédé au bain rituel dans la rivière, adressant des prières à leurs proches disparus, et donnant draps, tapis, parapluies, vêtements et fruits aux employés du temple. « Leur perte est insupportable. Nous ne pouvons que prier pour qu'ils trouvent une place dans les cieux », dit Chuda Bhakta Shrestha, qui a perdu sa femme de 61 ans, sa fille de 32 ans et sa petite-fille de quatre ans dans la tragédie. « Nous devons trouver le moyen de poursuivre nos vies et le courage de repartir à zéro. Il n'y a pas d'autre option que de continuer », dit cet homme de 61 ans. Selon la tradition hindoue, les népalais observent le deuil d'un proche pendant treize jours avant de reprendre leur vie.
Le séisme qui a ravagé le pays est le plus meurtrier qu'a connu le Népal depuis 80 ans. Les secours commencent seulement à atteindre certaines zones reculées très touchées et le nombre de victimes a encore augmenté, atteignant 7 802 morts et 15 911 blessés. Plus de cent personnes ont également perdu la vie en Inde et en Chine. L'Unicef a aussi indiqué hier qu'à la suite du séisme, un million d'enfants étaient privés de classes, près de 24 000 salles de classe ayant été détruites ou endommagées. Prakash Mathema/AFP

L'aéroport de Rome-Fiumicino rouvre dans le chaos après un incendie

La situation restait difficile hier en fin d'après-midi à l'aéroport Fiumicino de Rome, en dépit d'une reprise progressive du trafic, après le vaste incendie qui a partiellement détruit son terminal 3 dans la nuit. Après cet incendie qui n'a pas fait de victimes, un premier vol en partance a décollé après 12h00 GMT, mais les longues files d'attente dans les aérogares ne laissaient pas envisager un retour à la normale dans l'immédiat. Deux autres vols internationaux ont pu décoller, l'un à destination de Madrid et un autre à destination de Detroit aux États-Unis. Une centaine de personnes étaient mobilisées pour aider les passagers, dont des centaines d'entre eux, de toutes nationalités, attendaient patiemment d'en savoir plus sur leur sort.
Selon Vito Riggio, président de l'Autorité nationale de l'aviation civile (Enac), l'incendie s'est déclaré peu après minuit dans la zone commerciale du terminal 3, « probablement en raison d'un court-circuit ». Rapidement mobilisés, les pompiers n'ont cependant réussi à maîtriser les flammes que vers 05h00 heure locale (03h00 GMT), a ajouté M. Riggio, précisant qu'il était impossible dans l'immédiat de chiffrer les dégâts. Selon Lorenzo Lo Presti, administrateur délégué de la société Aéroports de Rome (ADR), les terminaux 1, 2 et 5 sont pleinement opérationnels. Quand le feu a pris, le terminal était vide et personne n'a été blessé. Seuls quelques employés de l'aéroport ont souffert d'intoxication par les fumées.
Des vidéos amateurs diffusées sur les réseaux sociaux ont montré un bâtiment en proie à un important incendie. Compte tenu du temps nécessaire pour maîtriser les flammes et de l'ampleur des dégâts, les autorités italiennes ont décidé de fermer l'aéroport et d'en interdire l'accès jusqu'à la mi-journée. Tiziana Fabi/AFP

Burundi : La chasse aux Imbonerakure est ouverte à Bujumbura

Poursuivi par une meute en furie, l'homme s'est réfugié dans une buse. Autour du terrier, une centaine de jeunes de Cibitoke, quartier de Bujumbura, armés de pierres et de bâtons, tentent de déloger celui qu'ils accusent d'être un Imbonerakure, un jeune militant du parti au pouvoir au Burundi.
Une fois la proie repérée, une centaine de personnes hurlantes se lancent à sa poursuite à travers les ruelles du quartier, avant de l'acculer dans la cour d'une maison. Pierres et coups de gourdin s'abattent. Miraculeusement, le jeune homme, torse nu et visage en sang, parvient à s'échapper et à s'engouffrer dans un conduit de drainage qui passe sous la route. La foule se masse aux deux extrémités du conduit. Certains détruisent furieusement les planches qui recouvrent la fosse à la sortie de la buse. Alors que la foule croit toucher au but, des militaires arrivent au pas de course, contraints de tirer plusieurs fois en l'air pour faire reculer la horde déchaînée. Plusieurs minutes sont nécessaires pour convaincre l'homme de sortir de son trou et les soldats peinent à empêcher la foule en colère de s'en emparer.
La chasse aux Imbonerakure (« ceux qui voient de loin », en kirundi) a été ouverte dans le quartier après que ces derniers eurent affronté dans la matinée des manifestants qui protestent depuis une dizaine de jours, comme ailleurs dans Bujumbura, contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat. L'Onu a qualifié ces Imbonerakure de « milice ». Les adversaires du pouvoir les accusent de se charger des basses œuvres du CNDD-FDD, le parti présidentiel, d'être armés par les autorités et de prêter main-forte à la police dans la répression de la contestation anti-Nkurunziza. Aymeric Vincenot/AFP

Népal : les treize jours de deuil se terminent
Habillés de blanc et la tête rasée, des survivants du séisme népalais qui a tué plus de 7 800 personnes ont mis fin hier à treize jours de deuil tandis que la capitale en ruines tentait de reprendre l'aspect d'une ville normale. Les proches des défunts se sont rassemblés autour d'un temple hindou pour une série de cérémonies qui devaient s'achever à la tombée du jour à Katmandou. Des groupes de proches des victimes, les hommes la tête rasée et les femmes non coiffées, ont dessiné des symboles religieux dans le sable avant de dresser de petits feux au complexe de Pashupatinath sur les bords de la rivière Bagmati. Les personnes en deuil ont procédé au bain rituel dans la rivière, adressant des prières à leurs proches disparus, et donnant draps, tapis, parapluies,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut