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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Kerry promet une aide à la Somalie au cours d’une visite historique

À Mogadiscio, le secrétaire d'État américain exprime ses « espoirs » pour le pays.

Le secrétaire d’État américain John Kerry a rencontré à Mogadiscio le président somalien Hassan Cheikh Mohammad, une première historique. Andrew Harnik/Pool/AFP

Plus de 20 ans après la débâcle de soldats américains en Somalie toujours en guerre, le voyage du secrétaire d'État américain John Kerry marque le retour diplomatique de Washington.
Il a effectué une visite historique de trois heures et demie, tenue secrète jusqu'au dernier moment et qui s'est déroulée sous très haute sécurité. John Kerry est resté à l'aéroport de la capitale somalienne, où il s'est entretenu avec le président Hassan Cheikh Mohamoud et son Premier ministre Omar Abdirashid Ali Sharmake. Dans un message vidéo depuis Mogadiscio, John Kerry s'est également adressé au peuple somalien : « Il y a plus de 20 ans, les États-Unis ont été contraints de se retirer de votre pays. Nous y retournons maintenant en collaboration avec la communauté internationale, porteurs de forts espoirs mais aussi d'inquiétudes. » « Je me suis rendu aujourd'hui en Somalie parce que votre pays se reprend en main », a lancé le secrétaire d'État.

Gouvernement dépendant à l'aide
Au plan politique, le ministre américain a plaidé pour le bon déroulement d'élections législatives en 2016 dans ce pays privé de réelle autorité centrale depuis la chute du président Siad Barré en 1991. « Trois années ont passé depuis l'adoption d'une Constitution provisoire et l'intronisation d'un Parlement. Avec l'aide de l'Amisom (la force armée de l'Union africaine), les forces somaliennes ont repoussé les shebab hors des centres où sont concentrées les populations », s'est-il félicité. « Aux côtés de nombreux autres partenaires internationaux, les États-Unis sont disposés à faire tout ce qu'ils peuvent pour aider la Somalie à disposer de la sécurité, de la prospérité et de la paix que vous méritez », a conclu M. Kerry. Ce dernier a également remercié à Mogadiscio les cinq pays africains de l'Amisom (Kenya, Ouganda, Burundi, Djibouti et Éthiopie) qui épaulent un embryon d'armée somalienne avant de se rendre au Kenya voisin.
Les États-Unis et la Somalie ont rétabli leurs relations diplomatiques en 2012 et le président Barack Obama a nommé en février un ambassadeur pour la Somalie, une première depuis un quart de siècle. Les Américains ont en outre mené ces dernières années des opérations militaires en Somalie – attaques de drones notamment – contre les shebab, tuant en septembre leur chef Ahmad Abdi « Godane ». Mais malgré le recul militaire des shebab, l'actuel gouvernement somalien ne tient debout que grâce au soutien militaire et financier de la communauté internationale. Il est incapable d'étendre son autorité au-delà de la capitale et de sa périphérie, souvent remplacé sur le terrain par des chefs de guerre. Les insurgés multiplient encore les attaques et les actions de guérilla en Somalie et au Kenya, meurtri il y a un mois par le massacre de l'Université de Garissa (148 morts).
(Source : AFP)

Plus de 20 ans après la débâcle de soldats américains en Somalie toujours en guerre, le voyage du secrétaire d'État américain John Kerry marque le retour diplomatique de Washington.Il a effectué une visite historique de trois heures et demie, tenue secrète jusqu'au dernier moment et qui s'est déroulée sous très haute sécurité. John Kerry est resté à l'aéroport de la capitale somalienne, où il s'est entretenu avec le président Hassan Cheikh Mohamoud et son Premier ministre Omar Abdirashid Ali Sharmake. Dans un message vidéo depuis Mogadiscio, John Kerry s'est également adressé au peuple somalien : « Il y a plus de 20 ans, les États-Unis ont été contraints de se retirer de votre pays. Nous y retournons maintenant en collaboration avec la communauté internationale, porteurs de forts espoirs mais aussi...
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