Népal : le bilan du séisme passe à plus de 7 500 morts
Népal : le bilan du séisme passe à plus de 7 500 morts
Les secours se renforçaient hier et parvenaient à apporter de l'aide aux survivants des zones très touchées du Népal où 7 557 personnes sont mortes dans le séisme du 25 avril, ont annoncé les autorités. Plus de 131 500 militaires et policiers participent désormais aux opérations de secours dans ce pays himalayen, aidés par plus de 100 équipes étrangères.
Après avoir reconnu avoir été dépassées par l'ampleur du désastre, les autorités népalaises estiment qu'elles parviennent progressivement à contrôler la situation. « La situation dans le pays revient progressivement à la normale parce que l'aide a atteint des zones cruciales durement touchées, a dit le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Laxmi Prasad Dhakal, à l'AFP. Chacun essaie de reprendre une vie normale et l'appareil gouvernemental travaille pour s'assurer que toute l'aide arrive à ceux qui la demandent et en ont besoin. Nous faisons de notre mieux. »
Le dernier bilan des autorités fait état de la mort de 7 557 personnes dans le séisme d'une magnitude de 7,8 survenu le 25 avril et de 14 536 blessés. Plus de 100 personnes ont également été tuées en Inde et en Chine. Le gouvernement a prévenu que le bilan final serait bien plus élevé car les secours commencent seulement à accéder aux zones les plus reculées qui ont également été les plus affectées. Les opérations d'aide humanitaire devraient durer des semaines, voire des mois, selon le porte-parole du ministère. « Il y a eu tellement de personnes déplacées et de gens qui ont perdu leur maison et survivent sous des tentes et de fines bâches ! » a-t-il déploré. Le gouvernement a prévu d'allouer 196 millions de dollars à un fonds de reconstruction et de réhabilitation, mais il espère une importante aide financière de la communauté internationale. Sur cette photo, des femmes déplacées par la catastrophe faisant la queue pour obtenir des rations alimentaires à Katmandou. Olivia Harris/Reuters
Burundi : la Cour constitutionnelle valide la candidature de Nkurunziza
Sans surprise, la Cour constitutionnelle burundaise a validé hier la candidature controversée du chef de l'État Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, estimant que « le renouvellement une seule et dernière fois de l'actuel mandat présidentiel au suffrage universel direct pour cinq ans n'est pas contraire à la Constitution du Burundi ». Mais peu surpris par la décision d'une « cour instrumentalisée », Gabriel Rufyiri, l'un des leaders de la campagne anti-troisième mandat, a promis de « continuer les manifestations ». « Nous sommes prêts à mourir pour nos droits. » Pour « créer un climat d'apaisement », le premier vice-président burundais, Prosper Bazombanza, venait pourtant de proposer de libérer les manifestants arrêtés et rouvrir les radios fermées depuis le début de la contestation en échange de l'arrêt des manifestations. Le gouvernement s'est aussi dit prêt à suspendre les mandats d'arrêt contre des figures de la société civile en pointe dans le mouvement contestataire. Depuis le début des protestations, quelque 600 manifestants ont été arrêtés et 14 personnes sont mortes dans des violences, 10 manifestants, deux policiers, un soldat et un passant étranger, aux défilés. La police, accusée d'être au service du pouvoir (à la différence de l'armée, jugée plus neutre), a tiré à balles réelles sur les manifestants que le gouvernement considère désormais comme des « terroristes » et « ennemis du pays ». Depuis des mois, la communauté internationale met en garde contre les risques de violences à grande échelle si Pierre Nkurunziza se représente. En plus de la guerre civile (1993-2006), qui a fait quelque 300 000 morts, l'histoire postcoloniale du petit pays d'Afrique des Grands Lacs a été marquée par les massacres interethniques. Jean Pierre Aimé Harerimana/Reuters
Ban Ki-moon à Moscou pour les célébrations du 9 mai
Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon se rendra à Moscou pour assister le 9 mai à la célébration du 70e anniversaire de la victoire sur l'Allemagne nazie, a annoncé l'Onu. En chemin, M. Ban fera escale à Gdansk (Pologne) où il rencontrera le 7 mai le président polonais Bronislaw Komorowski et à Kiev où il sera reçu le 8 mai par le président ukrainien Petro Porochenko. À Moscou, M. Ban sera reçu par Vladimir Poutine et rencontrera certains des dirigeants présents pour les commémorations, a également indiqué le porte-parole de l'Onu Stéphane Dujarric sans donner de détails sur ces rencontres bilatérales. M. Ban devrait être de retour à New York le 10 mai. Il sera accompagné par la directrice générale de l'Unesco Irina Bokova.
Parmi les dirigeants qui ont annoncé leur présence au défilé du 9 mai à Moscou, figurent notamment le Chinois Xi Jinping et le Nord-Coréen Kim Yong-nam, président du présidium de l'Assemblée populaire suprême, ainsi que le président cubain Raul Castro. Par contre, ces cérémonies sont boudées par la grande majorité des dirigeants occidentaux, les relations entre Moscou et l'Occident étant au plus bas depuis la fin de la guerre froide en raison de la crise ukrainienne.
En attendant, les répétitions pour la commémoration se poursuivaient hier, tant pour les forces aériennes (photo) que pour les forces terrestres qui devraient parader à Moscou devant un panel de responsables russes et étrangers. Vasily MAXIMOV/AFP
Les secours se renforçaient hier et parvenaient à apporter de l'aide aux survivants des zones très touchées du Népal où 7 557 personnes sont mortes dans le séisme du 25 avril, ont annoncé les autorités. Plus de 131 500 militaires et policiers participent désormais aux opérations de secours dans ce pays himalayen, aidés par plus de 100 équipes étrangères.Après avoir reconnu avoir été dépassées par l'ampleur du désastre, les autorités népalaises estiment qu'elles parviennent progressivement à contrôler la situation. « La situation dans le pays revient progressivement à la normale parce que l'aide a atteint des zones cruciales durement touchées, a dit le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Laxmi Prasad Dhakal, à l'AFP. Chacun essaie de...


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