(...) Voici quelques passages de l'article que, pour le premier numéro d'Étapes, M. Georges Naccache consacre au souvenir des martyrs de 1915 et de 1916 :
... Un quart de siècle a passé sur leur sacrifice. Des survivants de cette journée héroïque et lugubre, combien se souviennent? Combien se réuniront aujourd'hui pour honorer le culte des 14 citoyens morts, un matin de mai comme celui-ci, pour l'amitié française – morts contre l'oppression étrangère ?
« Ce siècle avilit »... Nous vivons une époque d'avilissement continu. L'après-guerre a tout abaissé, tout minimisé, tout vulgarisé, tout sali... Ceux-là du moins, il ne faut pas que la valeur de leur sacrifice soit diminuée. (...)
La fidélité de l'amitié libanaise : ce sont ceux-là qui l'ont écrite, racontée et vécue – vécue jusqu'à en périr... Leur silence et leur éloignement écrasent les agitations des politiciens flagorneurs (...), de tous les effroyables bavards qui, sans arrêt, multiplient les motions de gratitude, les manifestes d'amitié et de loyalisme (...).


AUJOURD'HUI... LÀ Où L'ON EST... IL FAUT BIEN DIFFÉRENCIER QUI SONT DES MARTYRS ET QUI NE LE SONT PAS !
09 h 37, le 06 mai 2015