Rechercher
Rechercher

Agenda

La Fondation al-Walid ben Talal finance un projet de modernisation de la mutuelle des juges

L’ancienne ministre Leila Solh Hamadé entourée, de gauche à droite, du ministre Achraf Rifi et des juges Samir Hammoud et Ali Ibrahim.

La Fondation al-Walid ben Talal a financé le projet de modernisation et de numérisation des procédures liées à la mutuelle des juges, dans toutes ses branches. Ce projet vient d'être achevé, six mois après son lancement. À cette occasion, une cérémonie a été organisée au siège central de la mutuelle, situé au Palais de justice, en présence du ministre de la Justice, Achraf Rifi, de la vice-présidente de l'Association al-Walid ben Talal, l'ancienne ministre Leila Solh Hamadé, du président de la mutuelle, le vice-procureur financier, le juge Ali Ibrahim, ainsi que des membres du conseil d'administration de la mutuelle et de nombreux magistrats, parmi lesquels le premier juge d'instruction militaire, Riad Abou Ghida, et le vice-procureur général, le juge Samir Hammoud.
Dans son allocution, le juge Ali Ibrahim a rappelé que « la mutuelle est la soupape de sécurité sociale des juges du Liban », avant de remercier la Fondation al-Walid ben Talal de « nous avoir tendu la main sans hésitation ». Cette aide implique « le maintien de l'indépendance, neutre et fière, des juges », a-t-il ajouté.
Pour sa part, Mme Leila Solh a salué « cet accomplissement que nous célébrons ensemble et qui profite aux défenseurs de la justice au Liban ». S'attardant ensuite sur les défaillances de l'État de droit au Liban, elle a estimé que « le slogan de la justice est sans doute le plus difficile à défendre aujourd'hui. Notre reconnaissance est donc grande pour ceux qui osent et résistent pour rester fidèles à la mission qui leur a été confiée. Nous avons voulu soutenir ces juges (...) qui sont la pierre angulaire de la véritable indépendance, pour reprendre l'expression insérée dans la déclaration ministérielle du premier gouvernement de l'après-indépendance, présidé par mon père, Riad Solh ». Mme Solh est revenue néanmoins, avec réalisme, à une citation de Riad Solh, qui a été membre du corps de la magistrature pendant 22 ans. « Je suis sorti de mes fonctions avec la conviction que l'indépendance se prend mais ne se donne pas, et cela s'applique aux magistrats (...) », avait-il dit.

Rifi et le jugement des islamistes
Le ministre Achraf Rifi a remercié pour sa part l'Association al-Walid ben Talal, « en ma qualité de ministre de la Justice, mais aussi au nom de la majorité des juges, qui constituent un pouvoir indépendant ».
Il s'est prononcé en outre sur l'objectif de la réforme du système carcéral. « Quand j'avais été membre des Forces de sécurité intérieure, les prisons libanaises comptaient 5 000 prisonniers et en comptent aujourd'hui 6 385. La situation des prisons constitue en soi un prétexte aux mutineries. Je me suis toujours opposé à la théorie de la réhabilitation de la prison de Roumieh : il faut raser cette prison et en construire une nouvelle, avec un bâtiment adjacent réservé aux prisonniers les plus dangereux. Néanmoins, le vote du décret relatif nécessite obligatoirement l'aval de toutes les composantes politiques », a-t-il expliqué, se désolant des accusations politiques adressées aux juges. Il a promis enfin aux Libanais la fermeture du dossier des islamistes au début des vacances judiciaires. « Fin juillet, tous les islamistes auront été jugés », a-t-il annoncé.

La Fondation al-Walid ben Talal a financé le projet de modernisation et de numérisation des procédures liées à la mutuelle des juges, dans toutes ses branches. Ce projet vient d'être achevé, six mois après son lancement. À cette occasion, une cérémonie a été organisée au siège central de la mutuelle, situé au Palais de justice, en présence du ministre de la Justice, Achraf Rifi, de la vice-présidente de l'Association al-Walid ben Talal, l'ancienne ministre Leila Solh Hamadé, du président de la mutuelle, le vice-procureur financier, le juge Ali Ibrahim, ainsi que des membres du conseil d'administration de la mutuelle et de nombreux magistrats, parmi lesquels le premier juge d'instruction militaire, Riad Abou Ghida, et le vice-procureur général, le juge Samir Hammoud.Dans son allocution, le juge Ali Ibrahim a rappelé...