X

Liban

Pour Eichhorst, la vacance présidentielle « met en relief le vide au niveau des lois »

Coopération

Les 8 et 9 mai auront lieu les « Journées de la coopération UE-Liban ». Les activités prévues dans ce cadre ont été annoncées hier par l'ambassadrice de l'Union européenne.

01/05/2015


À l'occasion de la Journée de l'Europe, célébrée le 9 mai, la Délégation de l'Union européenne organisera en collaboration avec les États membres des débats et des expositions les 8 et 9 mai pour illustrer le partenariat entre l'UE et le Liban. Les Journées de la coopération UE-Liban s'ouvriront le vendredi 8 mai à 10h au Pavillon royal du Biel.
Cette troisième édition, organisée en partenariat avec L'Orient-Le Jour, est placée sous le thème « Travailler ensemble, aller de l'avant ». « C'est en se serrant les mains et en collaborant que nous travaillerons le mieux », rappelle Angelina Eichhorst, ambassadrice de l'Union européenne, qui a annoncé hier le programme de ces journées, au cours d'une conférence de presse qu'elle a tenue au siège de la Délégation européenne, à Saïfi.
Même si ce point de presse était axé sur le programme des deux jours, Mme Eichhorst a abordé des sujets politiques, dans la mesure où des questions lui ont été posées à ce propos. Tout en affirmant que l'UE ne veut pas intervenir dans les affaires intérieures du Liban, elle a exprimé le souhait que les Libanais parviennent à s'entendre sur un candidat à la tête de l'État. La diplomate a mis l'accent sur la nécessité d'élire sans tarder un président de la République, jugeant que « la vacance à la tête de l'État est en train de générer un vide dans le reste des institutions. Cette vacance met en relief aussi l'ampleur du vide au niveau des lois, comme à titre d'exemple l'incapacité à promulguer une nouvelle loi électorale », a-t-elle encore dit.
Pour en revenir aux Journées de la coopération UE-Liban, elles s'étaleront sur deux jours et visent à présenter au public les activités que l'UE et les États membres financent au Liban, mais aussi à débattre des prochaines priorités. Une dizaine de stands seront ainsi consacrés aux programmes et aux projets financés par l'UE dans les domaines suivants : droits de l'homme et démocratie ; justice et bonne gouvernance ; développement économique ; développement social ; infrastructures et ressources naturelles ; paix, réconciliation et stabilité ; développement régional ; culture et patrimoine; réponse à la crise syrienne ; aide humanitaire. Des débats sont également proposés tout au long de ces deux journées : entre 11h et 18h30 la journée du 8 mai, et entre 10h et 14h30 la journée du 9 mai. Des spécialistes aborderont les différents secteurs d'appui de l'UE comme le secteur environnemental et judiciaire, par exemple.
Angelina Eichhorst explique que « le but de ces journées est bien entendu de montrer les différents secteurs pour lesquels nous avons travaillé au Liban, mais nous voulons surtout en montrer le résultat, c'est-à-dire le changement que l'aide a apporté à des gens qui, sans cela, n'auraient pas été capables de changer de vie », ajoute-t-elle. Deux bénéficiaires des aides européennes viendront d'ailleurs témoigner et partager leurs expériences avec le public.
Pour Mme Eichhorst, « le Liban doit faire face à beaucoup de défis, mais l'Union européenne le soutient. Ces Journées de la coopération UE-Liban sont donc l'occasion de réaliser l'ampleur du travail sur le terrain, dans les différents secteurs, mais, pour l'Union européenne, elles sont aussi l'occasion de susciter un débat autour des réformes souhaitables au Liban ».

L'aide de l'UE depuis 2011
Le partenariat entre l'Union européenne et le Liban existe depuis 1977. Grâce à l'Instrument européen de Voisinage (IEV), ce sont 150 millions€ de dons qui ont été alloués au Liban pour la période 2011-2013. Pour la période 2014-2016, l'allocation totale pour le Liban s'élève à 130 millions €. Les secteurs de la justice, des affaires sociales et de l'énergie sont les priorités pour la coopération UE-Liban jusqu'en 2016.
Au vu du grand afflux de réfugiés syriens arrivés dans le pays, près de 486 millions€ supplémentaires ont été financés par l'UE pour l'aide aux réfugiés et aux personnes vulnérables.
En plus du financement, cette collaboration permet au Liban de bénéficier d'un large éventail de mécanismes de coopération. Par exemple, l'Instrument européen pour la démocratie et les droits de l'homme (IEDDH) destiné à promouvoir la démocratie et le respect des droits de l'homme, ou encore le programme Erasmus+ qui permet l'échange d'étudiants entre les institutions d'enseignement supérieur.

À la une

Retour à la page "Liban"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les signatures du jour

Les + de l'OLJ

1/1

Le Journal en PDF

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants