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Moyen Orient et Monde - Japon / Seconde Guerre Mondiale

Les remords de Abe devant le Congrès US

Le premier ministre japonais, Shinzo Abe, prononcant un discours devant le Congrès américain. Jonathan Erns / Reuters

Condoléances et « profonds remords » : le Premier ministre japonais Shinzo Abe a réitéré devant le Congrès américain, hier, la position japonaise de repentance pour son passé militariste, mais sans prononcer les mots d'excuses attendus par les défenseurs des ex-esclaves sexuelles asiatiques. « L'histoire est dure », a déclaré Shinzo Abe devant les élus, dans un discours en anglais de 46 minutes.
« Mes chers amis, au nom du Japon et du peuple japonais, je présente avec un profond respect mes condoléances éternelles aux âmes de tous les Américains perdues pendant la Seconde Guerre mondiale. » Mais c'est la question de la domination coloniale exercée par le Japon sur ses voisins asiatiques jusqu'à la guerre et l'exploitation sexuelle par l'armée japonaise de 200 000 femmes, pour la plupart coréennes, qui a créé la fausse note de ce déplacement. Shinzo Abe n'a pas changé sa ligne consistant à reprendre à son compte les déclarations passées. « Je maintiendrai les positions exprimées par les anciens Premiers ministres à cet égard », a-t-il ainsi déclaré à l'approche du 70e anniversaire de la défaite du Japon. C'est-à-dire : les « excuses sincères » de Tomiichi Murayama, en 1995, pour « la domination coloniale et l'agression » des pays voisins, une formulation reprise en 2005 par Junichiro Koizumi. Des condoléances rituelles, qu'il avait également exprimées devant le Parlement australien en juillet dernier, et qui ont déclenché une tout aussi rituelle standing ovation des élus américains. Jamais un dirigeant japonais n'avait prononcé de discours devant les deux chambres du Congrès réunies, une occasion historique pour célébrer l'alliance entre les deux alliés au cours de la visite de Shinzo Abe, reçu la veille par Barack Obama à la Maison-Blanche.
(Source : AFP)

Condoléances et « profonds remords » : le Premier ministre japonais Shinzo Abe a réitéré devant le Congrès américain, hier, la position japonaise de repentance pour son passé militariste, mais sans prononcer les mots d'excuses attendus par les défenseurs des ex-esclaves sexuelles asiatiques. « L'histoire est dure », a déclaré Shinzo Abe devant les élus, dans un discours en anglais de 46 minutes.« Mes chers amis, au nom du Japon et du peuple japonais, je présente avec un profond respect mes condoléances éternelles aux âmes de tous les Américains perdues pendant la Seconde Guerre mondiale. » Mais c'est la question de la domination coloniale exercée par le Japon sur ses voisins asiatiques jusqu'à la guerre et l'exploitation sexuelle par l'armée japonaise de 200 000 femmes, pour la plupart coréennes, qui a...
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