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Économie - Grèce

Varoufakis tente de garder la main, alors que les banques sont en difficulté

Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a assuré hier dans la presse allemande qu'il était « toujours responsable des négociations » entre la Grèce et ses partenaires européens, malgré le remaniement par Athènes de son équipe d'experts. « C'est moi qui donne le ton. Je suis toujours responsable des négociations avec l'Eurogroupe », qui rassemble les ministres des Finances des 19 pays de la zone euro, a-t-il affirmé dans une interview accordée à l'hebdomadaire allemand Die Zeit. Ces propos interviennent après l'annonce lundi par le Premier ministre Alexis Tsipras d'une réorganisation des équipes de négociations grecques. La manœuvre a été largement interprétée comme une manière de contourner M. Varoufakis et sa ligne dure, présentée comme responsable de l'impasse actuelle. Les partenaires de la Grèce attendent toujours des engagements concrets sur des réformes, condition préalable au déblocage de financements.
Malgré ces changements, M. Varoufakis refuse de se voir isolé. « J'ai la présidence de ce groupe, il est soumis à ma compétence. Je prends les décisions », a-t-il martelé. « Nous maintenons (avec mes collègues de la zone euro) un rapport très collégial malgré les négociations difficiles. Nous sommes des professionnels », a-t-il ajouté. M. Varoufakis était pourtant apparu isolé vendredi après la dernière réunion de l'Eurogroupe à Riga. La rencontre n'a permis aucune avancée significative et la zone euro a exprimé à son issue ses « inquiétudes sur les progrès limités dans les discussions ».
Le jour même, la Banque centrale européenne (BCE) a encore relevé mercredi d'1,4 milliard d'euros, le plafond de son financement d'urgence (ELA) des banques grecques qui passe ainsi à 76,9 milliards d'euros, a-t-on appris de source bancaire grecque. La BCE aide par ce seul biais les banques grecques depuis début février. Compte tenu des sommes inutilisées jusqu'ici, celles-ci ont à leur disposition 3 milliards d'euros pour la semaine à venir, sensiblement la même somme que la semaine passée, a précisé cette source. Auparavant, les banques pouvaient obtenir de l'argent en apportant en garantie les obligations de l'État grec qu'elles détiennent. Ces obligations n'ayant pas la qualité de crédit minimum qu'accepte normalement la BCE, celle-ci faisait donc bénéficier les banques grecques d'une exception. Mais cette exception a pris fin peu après l'arrivée au pouvoir fin janvier du gouvernement de gauche radicale Syriza d'Alexis Tsipras en raison de la volonté qu'il manifestait alors de s'affranchir du programme de sauvetage européen en cours. De décembre, début de la séance électorale qui a porté Syriza au pouvoir, à fin février, déjà 25 milliards d'euros ont été retirés des banques grecques, qui n'avaient plus qu'environ 140 milliards d'euros de dépôts. Le mécanisme de l'ELA assure actuellement la survie des banques grecques en attendant que l'activité du pays reprenne plus fluidement.

(Source : AFP)

Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a assuré hier dans la presse allemande qu'il était « toujours responsable des négociations » entre la Grèce et ses partenaires européens, malgré le remaniement par Athènes de son équipe d'experts. « C'est moi qui donne le ton. Je suis toujours responsable des négociations avec l'Eurogroupe », qui rassemble les ministres des Finances des 19 pays de la zone euro, a-t-il affirmé dans une interview accordée à l'hebdomadaire allemand Die Zeit. Ces propos interviennent après l'annonce lundi par le Premier ministre Alexis Tsipras d'une réorganisation des équipes de négociations grecques. La manœuvre a été largement interprétée comme une manière de contourner M. Varoufakis et sa ligne dure, présentée comme responsable de l'impasse actuelle. Les partenaires de la...
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