Indonésie : multiplication des appels à gracier neuf condamnés à mort
Les appels pressants se sont multipliés hier pour tenter de sauver la vie de neuf condamnés en attente d'exécution en Indonésie, parmi lesquels huit étrangers. Les autorités de ce pays d'Asie du Sud-Est ont formellement notifié aux huit étrangers – d'Australie, du Brésil, des Philippines et du Nigeria – que leur exécution aux côtés d'un détenu indonésien était imminente, alors qu'un Français condamné lui aussi à la peine capitale pour trafic de drogue a été retiré de la liste au dernier moment, ce qui a fait naître un espoir après d'intenses pressions diplomatiques de Paris. Mais hier, le porte-parole du parquet général d'Indonésie a déclaré que Serge Atlaoui (le Français âgé de 51 ans) serait exécuté seul en cas de rejet de son recours devant le tribunal administratif de Djakarta, pour lequel aucune audience n'a encore été fixée. Les pressions diplomatiques internationales se sont donc intensifiées ces derniers jours, mais Djakarta reste inflexible. Le célèbre boxeur philippin Manny Pacquiao a joint sa voix aux appels à la clémence en suppliant le président indonésien, Joko Widodo, d'épargner la vie de la ressortissante philippine Mary Jane Veloso, seule femme en attente d'exécution parmi les neuf condamnés. De leur côté, des membres des familles des condamnés ont afflué auprès de leurs proches placés à l'isolement dans une prison du complexe pénitentiaire sur l'île isolée de Nusakambangan, « l'Alcatraz indonésien ». Les détenus pourraient y être fusillés cette nuit, les exécutions ayant habituellement lieu peu après minuit. Des médias australiens ont publié des photos de croix mortuaires destinées aux cercueils des condamnés, avec la date du 29/04/2015. Adek Berry/AFP
Espoir de réunification à Chypre avec le nouveau dirigeant turc
La presse et le président chypriote-grec, Nicos Anastasiades, ont exprimé hier leur espoir d'avancer vers la réunification de l'île méditerranéenne coupée en deux depuis plus de quarante ans, après l'élection d'un nouveau dirigeant chypriote-turc dans la partie nord de l'île. « En définitive, l'espoir existe de voir notre patrie réunifiée pour devenir un État moderne gouverné selon les principes de l'Union européenne, ce qui ouvre des perspectives de coopération, de paix et de tranquillité », a déclaré à la presse le président de la République de Chypre. La veille, il avait félicité Mustafa Akinci, élu avec 60,50 % des voix « président » de la République turque de Chypre-Nord (RTCN), un petit bout de territoire non reconnu par la communauté internationale et qui occupe le tiers nord de Chypre. M. Akinci, homme politique expérimenté de centre-gauche, est connu pour ses positions favorables à la réconciliation et la coopération bicommunautaire. MM. Akinci et Anastasiades devraient se rencontrer très rapidement à l'occasion de la reprise des négociations de paix, suspendues depuis des mois et dont l'Onu a annoncé début avril la reprise. Les Nations unies ont indiqué que l'envoyé spécial de l'Onu Espen Barth Eide était attendu sur l'île du 4 au 8 mai en vue de préparer une reprise de ces pourparlers mis en suspens à deux reprises, en 2012 et 2014. Toutefois, hier, le président turc Recep Tayyip Erdogan a publiquement rappelé à l'ordre Mustafa Akinci, en lui reprochant d'avoir revendiqué un peu vite son émancipation vis-à-vis d'Ankara. « M. le président ne réalise pas bien ce qu'il dit », a lancé M. Erdogan, assurant que la Turquie entendait bien garder sa mainmise sur la RTCN. Florian Choblet/AFP
Kazakhstan : Nazarbaïev réélu président à près de 98 % des voix
Le président kazakh, Noursoultan Nazarbaïev, a été élu sans surprise pour un 5e mandat à la tête du pays le plus riche d'Asie centrale, au terme d'un vote qui a tourné au plébiscite faute d'opposition. Selon la Commission électorale centrale (CEC), le dirigeant de 74 ans, dont un quart de siècle à la tête du pays, a recueilli 97,7 % des suffrages lors d'un scrutin marqué par une participation record de 95 %. Les deux autres candidats se sont contentés des miettes, le communiste Tourgoun Syzdykov et l'écologiste Abelgazy Koussaïnov étant crédités respectivement de 1,6 % et 0,7 % des suffrages. « La participation record au scrutin montre l'unité du peuple kazakh, son désir de vivre dans un État stable et son soutien envers le programme que je leur ai présenté », a déclaré M. Nazarbaïev dans un discours depuis la capitale, Astana. Répétant son désir de voir le Kazakhstan devenir l'un des 30 pays les plus développés du monde, le président a ajouté qu'il lui serait « difficile de réussir sans cette confiance » des électeurs. Élu président pour la première fois en 1991 – il était alors le seul candidat –, Noursoultan Nazarbaïev avait été réélu en 1999, 2005 et 2011 avec à chaque fois des scores spectaculaires dépassant les 80 % des voix. Ces élections n'ont cependant jamais été reconnues comme libres et justes par les observateurs internationaux. Depuis 2010, Noursoultan Nazarbaïev est porteur du titre de « chef de la Nation », statut qui lui confère à vie le pouvoir de décider des grandes orientations politiques du Kazakhstan. Viktor Drachev/AFP
Les appels pressants se sont multipliés hier pour tenter de sauver la vie de neuf condamnés en attente d'exécution en Indonésie, parmi lesquels huit étrangers. Les autorités de ce pays d'Asie du Sud-Est ont formellement notifié aux huit étrangers – d'Australie, du Brésil, des Philippines et du Nigeria – que leur exécution aux côtés d'un détenu indonésien était imminente, alors qu'un Français condamné lui aussi à la peine capitale pour trafic de drogue a été retiré de la liste au dernier moment, ce qui a fait naître un espoir après d'intenses pressions diplomatiques de Paris. Mais hier, le porte-parole du parquet général d'Indonésie a déclaré que Serge Atlaoui (le Français âgé de 51 ans) serait exécuté seul en cas de...


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