Japon
Nouvelles visites ministérielles au Yasukuni, nouvelle polémique avec Pékin...
Trois femmes ministres du gouvernement conservateur japonais ont visité hier le sanctuaire nationaliste Yasukuni à Tokyo, peu après un sommet entre le Premier ministre Shinzo Abe et le président chinois Xi Jinping censé apaiser les tensions entre les deux voisins. La présidente de la Commission nationale de la sécurité publique, Eriko Yamatani, qui a rang de ministre, s'est rendue en début de matinée dans ce sanctuaire perçu par la Chine et la Corée du Sud comme un symbole du passé militariste du Japon. Réputées pour leur ultranationalisme et visiteuses assidues du Yasukuni, elles ont justifié leur geste par la volonté de « rendre hommage à ceux qui se sont battus et sacrifiés pour leur pays ». En réaction, la Chine a fustigé « une attitude erronée envers l'histoire » et réitéré sa « vigoureuse opposition » à de telles visites.
Selon l'agence de presse japonaise Jiji, M. Abe aurait exhorté ses ministres à ne pas se rendre au sanctuaire situé en plein cœur de la capitale. À la grande colère des Chinois et des Coréens, il avait lui-même visité le sanctuaire en décembre 2013 pour fêter le premier anniversaire de son retour au pouvoir, ce qu'aucun chef de gouvernement japonais n'avait osé depuis 2006.
Iran
Pas de livraison rapide des systèmes antimissiles russes S-300
La livraison par la Russie de systèmes de défense antimissile S-300 à l'Iran n'interviendra pas dans un futur proche, a écrit hier l'agence de presse Tass en citant un responsable gouvernemental russe. « Le plus important, c'est qu'une décision politique et légale soit prise pour ouvrir la voie (à cette livraison) », a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, selon Tass. Le président Vladimir Poutine avait donné son feu vert il y a dix jours à la fourniture des S-300, suspendue depuis cinq ans en raison des sanctions internationales imposées à l'Iran, une décision critiquée par les États-Unis et Israël alors que les grandes puissances négocient avec Téhéran un accord définitif sur son programme nucléaire.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef