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Moyen Orient et Monde - Yémen

Les houthis ne négocieront pas tant que les raids continuent

Malgré l'annonce saoudienne de la veille, saluée par la communauté internationale, la coalition a continué à bombarder des positions rebelles.

Un bâtiment détruit à Saada après la poursuite des raids de la coalition saoudienne, hier. Yuri Gripas/Reuters

Les rebelles yéménites ont exigé l'arrêt total des raids aériens de la coalition menée par l'Arabie saoudite, qui se sont poursuivis hier en dépit de l'annonce faite par Riyad la veille de mettre un terme aux bombardements et d'ouvrir une nouvelle phase politique et humanitaire.
En effet, cela n'a pas empêché la coalition – qui s'était réservé le droit de mener de nouvelles frappes si des mouvements rebelles se faisaient menaçants – de cibler plusieurs positions houthies. Ces raids étaient notamment destinés à desserrer l'étau autour de la Brigade 35 blindée, restée fidèle au président Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenu par la coalition, et dont le camp près de Taëz venait d'être investi par des houthis. Trois autres raids ont visé un rassemblement et deux positions rebelles, toujours près de Taëz. Dans l'après-midi, un rassemblement de houthis à Wahat dans le sud a été pris pour cible, ont indiqué des sources militaires.
Faisant le bilan des dernières semaines, le ministère saoudien de la Défense a estimé que les frappes aériennes étaient parvenues « avec succès à éliminer les menaces pesant sur la sécurité de l'Arabie saoudite et des pays voisins ».

La voie du dialogue national
Parallèlement, les houthis ont demandé un arrêt total des raids, la levée du blocus et des pourparlers sous l'égide de l'Onu. « Après un arrêt complet de l'agression contre le Yémen et la levée du blocus (aérien et maritime), nous exigeons la reprise du dialogue politique, là où il s'était arrêté (...), sous le parrainage des Nations unies », a déclaré Mohammad Abdelsalam, porte-parole des rebelles, dans un communiqué. Il a aussi salué « les efforts positifs » des Nations unies et leur « soutien déclaré au dialogue national ». Les rebelles ont libéré en signe de bonne volonté trois personnalités capturées le 25 mars dans le sud, dont le ministre de la Défense Mahmoud el-Soubeihi et le général Nasser Mansour Hadi, un frère du président réfugié en Arabie saoudite.

Agitation diplomatique
Sur la scène internationale, l'annonce de l'arrêt des frappes a été saluée aussi bien par Téhéran que par Washington, et le président américain Barack Obama a appelé l'Iran à contribuer à trouver un accord politique.
Pour sa part, l'ex-président du Yémen Ali Abdallah Saleh, allié aux houthis, a également bien accueilli la décision de Riyad et espéré que « tout le monde coopérera pour revenir au dialogue et trouver des solutions ». Le président Hadi a, quant à lui, promis « la victoire ». « Nous allons bientôt retourner dans notre patrie, à Aden et Sanaa », a-t-il assuré dans un discours retransmis à la télévision depuis Riyad.
De leur côté, le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif et le chef de la puissante armée Raheel Sharif se rendront aujourd'hui en Arabie saoudite pour discuter de la situation au Yémen, ont annoncé hier les autorités au terme d'une réunion d'urgence à Islamabad sur cette crise.
Quant à la situation humanitaire, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) l'a qualifiée de « tout à fait catastrophique. La résilience des Yéménites atteint un point de rupture », a déclaré depuis Genève Robert Mardini, qui dirige les opérations du CICR au Moyen-Orient. « Au moins 50 personnes sont tuées et environ 500 blessées chaque jour, et le nombre de pertes civiles augmente de façon dramatique », a-t-il ajouté.

(Source : AFP)

Les rebelles yéménites ont exigé l'arrêt total des raids aériens de la coalition menée par l'Arabie saoudite, qui se sont poursuivis hier en dépit de l'annonce faite par Riyad la veille de mettre un terme aux bombardements et d'ouvrir une nouvelle phase politique et humanitaire.En effet, cela n'a pas empêché la coalition – qui s'était réservé le droit de mener de nouvelles frappes si des mouvements rebelles se faisaient menaçants – de cibler plusieurs positions houthies. Ces raids étaient notamment destinés à desserrer l'étau autour de la Brigade 35 blindée, restée fidèle au président Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenu par la coalition, et dont le camp près de Taëz venait d'être investi par des houthis. Trois autres raids ont visé un rassemblement et deux positions rebelles, toujours près de Taëz. Dans...
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ET LES AUTRES NE NÉGOCIERONT PAS TANT QUE LES MILICES ILLÉGALES SONT ARMÉES...

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

12 h 39, le 23 avril 2015

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Commentaires (2)

  • ET LES AUTRES NE NÉGOCIERONT PAS TANT QUE LES MILICES ILLÉGALES SONT ARMÉES...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    12 h 39, le 23 avril 2015

  • Ils se sont brusquement rappelé du rôle constructif de l'ONU. Il n'y a que la fessée qui donne des résultats. A présent ils se plaignent qu'ils sont toujours bombardés, mais qu'ont ils fait pour arrêter eux? S'ils vont jouer au chat et a la souris, il finiront par le regretter car si les bombardement se prolongent l'intervention risque de s’étendre par voie de terre aussi. Est ce pour cela que les Pakistanais sont venus? Nous verrons au cours des jours suivant.

    Pierre Hadjigeorgiou

    11 h 28, le 23 avril 2015

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