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Diaspora

Portraits de Libanais dans le monde

Les Libanais dans le monde ne se rencontrent pas uniquement dans les clubs, les lieux de cultes et les amicales pour le Liban, qui ne sont fréquentés que par un pourcentage minime de descendants de Libanais estimés à 15 millions de personnes. On les trouve aussi dans les lieux mondains et autres de la vie quotidienne. En voici quelques portraits.

Naji FARAH | OLJ
20/04/2015

Al Nader Gonzalez de Zahlé à Mexico City
Lors d'un voyage en Amérique latine au mois de mars dernier, notre ami Mauricio nous invite au Hooka Lounge à Mexico City, restaurant servant de la cuisine mixte libano-mexicaine qui programme le dimanche soir une soirée orientale. Un jeune homme typé nous aborde avec un sourire rempli d'émotions, répétant à plusieurs reprises en arabe : « Je suis de Zahlé. » Il se présente : Al Nader Gonzalez, qui possède un laboratoire d'analyses médicales à Mexico. Fumant le narguilé, il nous fait faire la connaissance d'un groupe de jeunes et beaux Vénézuéliens d'origine libanaise possédant des restaurants dans la capitale mexicaine. Ensuite, il nous parle de son projet de venir au Liban, qu'il n'a pas encore visité, pour y implanter une branche de sa société.

Adela Tabet de Tyr à São Paulo
Adela Tabet vient de fêter ses 99 ans à São Paulo où elle est née. Entourée de tous ses enfants et petits-enfants, elle se met à parler en arabe et en français, que ses parents originaires de Tyr lui ont inculqués. Elle raconte ainsi ses souvenirs, à notre grande joie et à celle de sa famille Elle avait rencontré au Brésil son mari Jean Farah, dont le père Ferdinand avait lui aussi quitté Tyr pour séjourner quelques années à Paris. De là, après avoir épousé une Française, il avait poursuivi son périple pour Bélem puis São Paulo. Adela, qui garde toute sa santé et sa joie de vivre, est fière de ses deux grands garçons, Ferdinand et Flavio, qui vont venir prochainement à sa demande au Liban, son pays d'origine qu'elle n'a jamais connu.

Yvan Chikhani de Tripoli à Valencia
Un grand voyage de groupe organisé par père Antoine Nasr de la paroisse Saint-Sauveur à Beyrouth nous a menés la semaine dernière à Lourdes et en Espagne, brillant sous le soleil en ce début de printemps. À la recherche d'un bon restaurant dans les ruelles du vieux quartier de Valencia, des autochtones nous indiquent une place réputée comme étant une école de la paella. Le jeune serveur nous aborde avec quelques mots en arabe : « Je m'appelle Ivan Chikhani, j'ai vécu mon enfance en Arabie saoudite où mon père, originaire de Tripoli, travaillait. Maintenant, mes parents sont installés en Andalousie, et moi je suis un apprenti cuisinier ici même. » Nous lui racontons nos projets pour la jeunesse d'origine libanaise appelée à visiter le Liban, et il en sort tout enchanté en promettant de s'inscrire pour le prochain voyage.

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