Des milliers de familles ont fui Ramadi, chef-lieu de la province irakienne d'Al-Anbar (ouest), où les forces gouvernementales ont lancé une offensive pour reprendre la ville au groupe Etat islamique, a affirmé l'ONU vendredi.
Selon un communiqué du bureau des Affaires humanitaires des Nations unies (Ocha), 4.250 familles ont quitté leurs foyers à Ramadi depuis le 8 avril. Ce jour-là, le Premier ministre Haider al-Abadi avait annoncé que "la prochaine bataille serait celle de la libération totale" d'Al-Anbar, province aride traversée par l'Euphrate et qui s'étend du gouvernorat de Bagdad à l'est jusqu'aux frontières syrienne, saoudienne et jordanienne.
Les troupes irakiennes soutenues par des forces paramilitaires venaient de reprendre à l'EI la majorité de la province de Salaheddine (nord) y compris sa capitale Tikrit le 31 mars. Les combats se concentrent actuellement autour de Ramadi, ville qui se situe à une centaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad, et dans le secteur de Garma, plus à l'est. Ramadi reste en grande partie aux mains de l'EI, qui contrôle aussi la totalité de la ville de Fallouja sur la route vers la capitale.
Les forces gouvernementales, qui contrôlaient seulement des petites poches dans le centre de la ville de Ramadi et quelques secteurs voisins, ont lancé l'attaque avant de perdre plus de terrain face à une féroce contre-attaque des jihadistes. L'Ocha précise que 9.000 personnes ont dû fuir le secteur d'Albu Faraj et se réfugier dans le centre de Ramadi, "dans des écoles et des mosquées, ou sont parties à Bagdad".
Selon le ministère irakien de l'Intérieur, 1.800 familles récemment déplacées de la province d'Al-Anbar se sont installées à Bagdad. L'Organisation internationale des migrations (OIM) estime à 2,7 millions le nombre de personnes déplacées en Irak. Une grande partie de ces déplacés proviennent de la province d'Al-Anbar, où des combats entre forces gouvernementales et insurgés avaient provoqué le déplacement de plusieurs centaines de milliers de personnes avant même la vaste offensive lancée en juin 2014 par l'EI en Irak et qui lui a permis depuis de s'emparer de larges pans de territoire.
Des experts estiment irréaliste la tentative des forces gouvernementales irakiennes, en cours de restructuration, de reprendre Al-Anbar, où les jihadistes sont bien implantés.
Selon un communiqué du bureau des Affaires humanitaires des Nations unies (Ocha), 4.250 familles ont quitté leurs foyers à Ramadi depuis le 8 avril. Ce jour-là, le Premier ministre Haider al-Abadi avait annoncé que "la prochaine bataille serait celle de la libération totale" d'Al-Anbar, province aride traversée par l'Euphrate et qui s'étend du gouvernorat de Bagdad à l'est jusqu'aux frontières syrienne, saoudienne et jordanienne.
Les troupes irakiennes soutenues par des forces paramilitaires venaient de reprendre à l'EI la majorité de la province de Salaheddine (nord) y compris sa capitale Tikrit...


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