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Moyen Orient et Monde - Yémen

L’aide médicale arrive, l’Onu réclame une « pause humanitaire »

Selon l'OMS, près de 650 personnes ont été tuées et plus de 2 000 blessées depuis la récente escalade du conflit.

Deux avions chargés de 32 tonnes d’aide médicale ont atterri hier au Yémen. Mohammad Huwais/AFP

Deux avions chargés de 32 tonnes d'aide médicale ont atterri hier au Yémen. Les cargaisons de médicaments et de matériel médical sont les premières à être débarquées par voie aérienne à Sanaa depuis le début il y a 17 jours des bombardements de la coalition de neuf pays, conduits par l'Arabie saoudite.
Cette aide est urgente car « la situation se détériore d'heure en heure », a déclaré à Genève le coordinateur des Affaires humanitaires de l'Onu au Yémen, Johannes Van Der Klaauw. Il a appelé à « une pause humanitaire immédiate » dans les combats, expliquant que l'Onu avait « besoin de quelques heures au moins chaque jour » pour acheminer plus facilement l'aide à une population qui manque de tout. À Aden, en proie à des « milices incontrôlables », « la situation est particulièrement préoccupante, voire même catastrophique », a averti M. Van Der Klaauw. L'arrivée des premiers secours à bord de deux avions du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de l'Unicef « est une question de vie ou de mort pour les personnes blessées dans ce conflit », a expliqué Cédric Schweizer, qui dirige l'équipe du CICR.

Combats de rue à Aden
Le porte-parole de la coalition menée par l'Arabie saoudite, le général de brigade Ahmad Assiri, a précisé hier soir que les derniers raids étaient dirigés contre des camps militaires rebelles dans neuf villes du pays, du nord au sud. « La coalition s'emploie également par ses raids à soutenir les résistants des Comités populaires », favorable au président Abed Rabbo Mansour Hadi, a-t-il ajouté.
À Aden, trois civils : une femme âgée, un homme et un enfant, ont été tués par des snipers des houthis, selon des sources médicales. La ville a connu également de violents combats de rue entre houthis et membres des Comités populaires, selon des témoins, qui ont présenté à un journaliste de l'AFP des dizaines de « prisonniers » rebelles capturés en affirmant bien les traiter.
Dans le sud du Yémen, où se concentrent les combats entre partisans et adversaires de M. Hadi, 19 houthis ont été tués dans deux attaques hier. Douze de ces miliciens chiites ont péri dans une embuscade tendue par les paramilitaires des Comités populaires, pro-Hadi, dans la province de Daleh, ont affirmé des témoins. À Baihane, dans la province voisine de Chabwa, sept autres houthis ont été tués et 8 blessés dans un attentat-suicide à la voiture piégée portant la marque d'el-Qaëda, ont rapporté des sources médicales.
Et dans la région d'Ibb (centre), les houthis ont bombardé à l'artillerie un rassemblement tribal hostile, tuant six personnes et blessant quatre autres, et tentent de prendre le contrôle de la sous-préfecture d'al-Makhadir, selon des responsables locaux.
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 650 personnes ont été tuées et plus de 2 000 blessées depuis la récente escalade du conflit. Mais les chiffres réels sont certainement plus élevés car nombre des corps ne sont pas envoyés dans les hôpitaux mais directement enterrés, selon l'Onu.
De son côté, le Haut-Commissariat de l'Onu pour les réfugiés (HCR) a indiqué que 317 réfugiés yéménites étaient arrivés à Djibouti au cours des 10 derniers jours. Ils « nous ont expliqué que beaucoup de personnes essaient de quitter le Yémen mais n'y arrivent pas en raison de la pénurie de carburant et des tarifs élevés fixés par les opérateurs de bateaux », a indiqué le porte-parole du HCR, Adrian Edwards, à Genève. Le HCR se prépare à aider et à accueillir au cours des six prochains mois jusqu'à 30 000 nouveaux réfugiés à Djibouti, et jusqu'à 100 000 dans les régions de Somaliland et Puntland en Somalie.
(Source : AFP)

Deux avions chargés de 32 tonnes d'aide médicale ont atterri hier au Yémen. Les cargaisons de médicaments et de matériel médical sont les premières à être débarquées par voie aérienne à Sanaa depuis le début il y a 17 jours des bombardements de la coalition de neuf pays, conduits par l'Arabie saoudite.Cette aide est urgente car « la situation se détériore d'heure en heure », a déclaré à Genève le coordinateur des Affaires humanitaires de l'Onu au Yémen, Johannes Van Der Klaauw. Il a appelé à « une pause humanitaire immédiate » dans les combats, expliquant que l'Onu avait « besoin de quelques heures au moins chaque jour » pour acheminer plus facilement l'aide à une population qui manque de tout. À Aden, en proie à des « milices incontrôlables », « la situation est particulièrement...
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