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Moyen Orient et Monde - États-Unis

Rand Paul se lance dans la course à la Maison-Blanche

Le sénateur, précurseur du Tea Party, est le deuxième républicain à annoncer officiellement sa candidature à la présidentielle de 2016.

Le jeune sénateur Rand Paul (52 ans) se décrit comme un « conservateur libertaire ». Mandel Ngan/AFP

Le sénateur Rand Paul, conservateur anti-establishment et précurseur du Tea Party, est devenu hier le deuxième républicain d'envergure à se lancer dans la course pour la présidentielle américaine de 2016. Le sénateur a mis fin au suspense en confirmant sa candidature sur son site Randpaul.com : « Je suis candidat à la présidentielle pour ramener notre pays aux principes de liberté et de gouvernement limité. » Cette annonce a précédé le discours de coup d'envoi de sa campagne, à Louisville dans le Kentucky, État du centre des États-Unis dont il est l'un des deux sénateurs depuis le raz-de-marée républicain de novembre 2010.
Rand Paul suit Ted Cruz, qui a lancé un appel aux évangélistes en lançant sa candidature à l'investiture il y a deux semaines, mais devance Jeb Bush, qui mène les sondages des primaires sans avoir officialisé sa candidature. Les équipes de M. Paul ont loué une salle dans un immense hôtel, où de grands écrans affichaient ce qui ressemblait à un slogan : « Vaincre la machine washingtonienne, libérer le rêve américain. » Suivront quatre jours de campagne dans les États qui voteront en premier aux primaires du début de 2016 : Iowa, New Hampshire, Caroline du Sud et Nevada.
C'est en défiant l'establishment républicain que Rand Paul, ophtalmologiste de 52 ans, a lancé sa carrière politique en 2009, au tout début du mouvement anti-impôts et anti-État appelé à exercer une influence démesurée au sein du Parti républicain durant les années Obama : le Tea Party. Et c'est en se présentant comme un « nouveau genre de républicain » que M. Paul cherchera à la fois à rassembler les ultraconservateurs, durant les primaires, et élargir la base électorale du parti auprès des jeunes, des centristes et des minorités... un délicat numéro d'équilibriste. « Rand est médecin, et cela lui donne une perspective unique à Washington, raconte son épouse Kelley dans une nouvelle vidéo de campagne. Il est formé pour diagnostiquer un problème et trouver une solution. »

Un lourd héritage
Le sénateur devra en outre assumer l'héritage de son père, Ron Paul, son héros politique qui fut candidat « libertaire » à la présidentielle de 1988, c'est-à-dire conservateur sur les questions économiques mais libéral sur les questions de société. Ron Paul porta aussi la flamme libertaire aux primaires républicaines de 2008 et de 2012, chaque fois épaulé par son fils.
Rand Paul est fidèle à la tradition libertaire : il est en guerre ouverte avec les néoconservateurs de son parti, dénonce l'interventionnisme des années Clinton, Bush et Obama, et promeut une ligne économique ultralibérale. Les libertaires saluent sa dénonciation des programmes de surveillance de la NSA (Agence nationale de sécurité), ses propositions sur le cannabis médical et pour une réforme du système pénal, afin de promouvoir des peines alternatives à la prison.
Le jeune sénateur préfère se décrire comme un « conservateur libertaire » ou « constitutionnel », et il a mis de l'eau dans son vin libertaire. Alors qu'il dénonçait la gabegie des dépenses militaires américaines, il a récemment soutenu une hausse du budget du Pentagone. Sur le mariage gay et le droit à l'avortement, il est proche de la ligne républicaine traditionnelle. Les démocrates, et certains de ses rivaux, préfèrent y voir de l'opportunisme.
(Source : AFP)

Le sénateur Rand Paul, conservateur anti-establishment et précurseur du Tea Party, est devenu hier le deuxième républicain d'envergure à se lancer dans la course pour la présidentielle américaine de 2016. Le sénateur a mis fin au suspense en confirmant sa candidature sur son site Randpaul.com : « Je suis candidat à la présidentielle pour ramener notre pays aux principes de liberté et de gouvernement limité. » Cette annonce a précédé le discours de coup d'envoi de sa campagne, à Louisville dans le Kentucky, État du centre des États-Unis dont il est l'un des deux sénateurs depuis le raz-de-marée républicain de novembre 2010.Rand Paul suit Ted Cruz, qui a lancé un appel aux évangélistes en lançant sa candidature à l'investiture il y a deux semaines, mais devance Jeb Bush, qui mène les sondages des primaires...
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