Mme Solh Hamadé aux côtés des jeunes de la Croix-Rouge de Maghdouché.
La vice-présidente de la Fondation al-Walid ben Talal, l'ancienne ministre Leila Solh Hamadé, a inauguré hier le centre médico-social de bienfaisance et l'hospice de l'association Beit el-Rabih, à Maghdouché, dans le caza de Saïda, que la fondation avait contribué à équiper.
Mme Solh Hamadé a été accueillie par la présidente de Beit el-Rabih, Évelyne Nachef Karamé, ainsi que par la vice-présidente de l'association, Leila Ghaddar Farhat, en présence notamment de Mme Najla Saad, de l'ancien député Oussama Saad, de Mme Renée Rached Khoury, et d'un grand nombre de dignitaires religieux et de notables de la région.
Dans son allocution de bienvenue, Mme Imane Constantine a rendu un vibrant hommage à l'ancienne ministre pour son engagement en faveur des causes sociales et humanitaires, par-delà le sectarisme. « Elle a éteint le feu du sectarisme et a ravivé la flamme de l'ouverture. Nous ne la voyons que vêtue de noir, mais elle possède un cœur blanc comme neige. Qui est plus fidèle à l'humanité que la ministre Leila Solh Hamadé, la fille de Saïda, cette ville qui a enfanté l'un des meilleurs hommes de l'histoire, feu le Premier ministre Riad Solh, l'homme du pacte et de l'indépendance ? » a indiqué Mme Constantine.
Prenant la parole, Mme Nachef Karamé a elle aussi rendu hommage à Mme Solh Hamadé, et tout particulièrement à « l'audace de son style particulier » et à « la constance et au sérieux de ses positions », qualifiant la vice-présidente de « perle rare dans la mer du don de soi ».
De son côté, l'ancienne ministre a affirmé que « la liberté a tant été exploitée qu'elle s'est transformée en chaos, et la démocratie pratiquée d'une manière tellement élastique qu'elle en a été corrompue », plaidant en faveur du vivre-ensemble islamo-chrétien, qui « n'est pas un compromis » au Liban, mais « une réalité ».


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