Enlèvements et libérations. Membres du groupe État Islamique ou miliciens et habitants de la région... Depuis le mois d'août dernier, les enlèvements deviennent de plus en plus fréquents à Ersal.
Ainsi, un membre de la famille Hojeiri, kidnappé dimanche dans cette localité de la Békaa, a été relâché hier. Mohammad Saleh Hojeiri avait été enlevé dans son échoppe par des éléments du groupe État islamique qui l'avaient conduit vers une destination inconnue.
Par ailleurs, Hussein Seifeddine, un commerçant chiite originaire de Hoch el-Rafka dans le caza de Baalbeck, qui fréquente Ersal depuis de longues années, a été enlevé mardi dans la localité par des habitants du village de Kara, de l'autre côté de la frontière, qui réclamaient une rançon en contrepartie de sa libération.
Il a été remis aux membres du groupe État islamique dans le jurd de la localité, qui l'ont relâché sans le paiement d'une rançon.
Les habitants de Ersal avaient négocié avec les jihadistes sa libération... allant jusqu'à menacer de kidnapper quarante réfugiés syriens pour qu'il soit relâché. Les miliciens de l'EI ont notamment demandé en contrepartie de la libération de Seifeddine que des vivres soient acheminés aux campements champignons de réfugiés syriens qui se trouvent dans le jurd du village.
Sur un autre plan, des habitants de Ersal ont bloqué la route menant à leur village au niveau de Laboué pour protester contre des mesures prises par l'armée les empêchant de se rendre dans leurs terrains dans le jurd de la localité qui est actuellement contrôlé par les jihadistes.
Par ailleurs, les gendarmes ont arrêté à Ersal Mohammad Ezzeddine pour avoir tiré sur Ali Mahmoud Hojeiri et Nasser Behlok, les blessant, lors d'une rixe à caractère familial.
Liban
Prises et libérations d’otages à Ersal
OLJ / le 07 avril 2015 à 00h03


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