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Moyen Orient et Monde

Images du monde

À Jérusalem, « cette célébration de Pâques était magnifique »

À Jérusalem, « cette célébration de Pâques était magnifique »

Des centaines de catholiques ont commémoré hier la Passion du Christ dans la vieille ville de Jérusalem en refaisant, sous de vastes croix portées à dos d'homme pour certains, les derniers mètres que Jésus aurait parcourus avant sa crucifixion, ont constaté les journalistes de l'AFP. Venus du monde entier, ils ont remonté par les ruelles la Via Dolorosa et se sont arrêtés pour prier à chacune des stations du Chemin de la souffrance, jusqu'à l'église du Saint-Sépulcre. C'est à l'intérieur même de la basilique que se trouvent les lieux où Jésus aurait été mis sur la croix, puis mis au tombeau. C'est là aussi qu'aurait eu lieu la résurrection célébrée le dimanche de Pâques. « Cette célébration de Pâques était magnifique », a dit Laura Samoa, venue de Côte d'Ivoire, il y a des années et des années que Jésus était ici, mais on avait l'impression qu'il était là à nouveau.
Au même moment, les juifs s'adonnaient à l'une de leurs plus importantes célébrations, Pessah, la pâque juive, qui commémore la sortie des juifs d'Égypte selon la tradition biblique.
Thomas Coex/AFP

Quand la guerre creuse le fossé entre les Ukrainiens

Oxana a coupé les ponts avec sa famille en Russie et ne parle presque plus au père de son fils qui soutient les séparatistes prorusses. Pour surmonter le fossé qui s'est creusé en un an de conflit, cette Ukrainienne aide les réfugiés de l'Est. « J'ai pleuré après l'annexion de la Crimée » en mars 2014, dit cette femme brune de 40 ans. « Et je suis choquée par la sécession du Donbass », ce bassin minier de l'est de l'Ukraine dont elle est originaire.
Crimée, Donbass : ces deux régions sont devenues le principal marqueur de la société ukrainienne, selon la psychologue Alevtina Chevtchenko qui parle de « plaie ouverte qui fait mal. Beaucoup de familles se sont divisées autour de cela » et les Russes sont de plus en plus souvent taxés « d'ennemis », ajoute-t-elle. Pour Anna Okhrimenko, qui avait également manifesté sur le Maïdan à Kiev, « il ne s'agit pas d'un conflit séparatiste, mais d'une guerre avec la Russie ». Anna a cessé de parler le russe avec l'annexion de la Crimée. Et ne cache pas sa rancœur face aux concitoyens prorusses de l'Est, même si pour elle ils « sont victimes des circonstances » et de la propagande russe. « Je ne les aime pas, ils sont peu cultivés, ils sont restés coincés à l'époque soviétique et inculquent cette mentalité à leurs enfants. Ils adorent la Russie, mais la plupart d'entre eux n'y sont jamais allés », énumère-t-elle.
En attendant, à Donetsk, la trêve n'a pas chassé l'odeur de soufre. La ville, truffée d'hommes armés jusqu'aux dents, résonne d'étranges fusillades la nuit, et chaque jour l'écho de tirs près de l'aéroport. Pour ceux du quartier Kievski, situé sur la route de l'aéroport où l'écho de tirs quotidiens parvient chaque jour aux habitants aux appartements détruits, le cessez-le-feu n'est qu'une sinistre plaisanterie. Dimitar Dilkoff/AFP

Le Kenya refuse de « se laisser intimider »

Des proches d'étudiants de l'université kényane de Garissa où les shebab ont tué 148 personnes cherchaient toujours désespérément des nouvelles de leurs enfants hier. L'attaque, qui a duré toute la journée jeudi, est la plus meurtrière sur le sol kényan depuis celle perpétrée par el-Qaëda contre l'ambassade américaine en 1998 (213 morts). Mais le ministre kényan de l'Intérieur, Joseph Nkaissery, a promis que le pays ne se laisserait pas « intimider par les terroristes », annonçant la fin des opérations de ratissage du campus. Des survivants ont raconté comment les shebab se sont amusés avec leurs otages, les faisant ramper dans des mares de sang ou téléphoner à leurs parents pour leur demander de réclamer le retrait des troupes kényanes de Somalie, avant de les tuer. Des étudiants se sont barbouillés du sang de leurs amis exécutés afin de passer pour morts, alors que les islamistes cherchaient, pièce après pièce, des personnes à abattre.
Hier, des centaines de survivants et des proches d'étudiants se sont massés devant les grilles de l'université, bouclée par les forces de l'ordre. « Je suis tellement inquiet, j'ai un fils qui faisait partie des étudiants piégés dans l'université et, depuis hier, je suis sans nouvelles », a expliqué Habel Mutinda, en larmes. À la morgue de Nairobi, où les corps ont été acheminés, une centaine de personnes, sans nouvelles eux non plus de leurs proches, ont attendu longuement et dignement d'examiner des photos des visages des dépouilles mortelles, puis les corps eux-mêmes, pour pouvoir les identifier. Carl de Souza/AFP

À Jérusalem, « cette célébration de Pâques était magnifique »
Des centaines de catholiques ont commémoré hier la Passion du Christ dans la vieille ville de Jérusalem en refaisant, sous de vastes croix portées à dos d'homme pour certains, les derniers mètres que Jésus aurait parcourus avant sa crucifixion, ont constaté les journalistes de l'AFP. Venus du monde entier, ils ont remonté par les ruelles la Via Dolorosa et se sont arrêtés pour prier à chacune des stations du Chemin de la souffrance, jusqu'à l'église du Saint-Sépulcre. C'est à l'intérieur même de la basilique que se trouvent les lieux où Jésus aurait été mis sur la croix, puis mis au tombeau. C'est là aussi qu'aurait eu lieu la résurrection célébrée le dimanche de Pâques. « Cette célébration de Pâques était magnifique », a dit...
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