Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Turquie : Erdogan veut remplacer la sécurité privée par la police devant les bâtiments publics

Le président turc Recep Tayyip Erdogan veut remplacer les agents de sécurité privés qui assurent la surveillance des bâtiments publics par des policiers, après les deux attaques meurtrières perpétrées à Istanbul, a rapporté vendredi la presse locale.

"Je vais proposer à mes amis (le gouvernement) qu'ils suppriment purement et simplement les agents de sécurité privés", a déclaré M. Erdogan aux journalistes qui l'accompagnaient dans son avion de retour de Roumanie mercredi soir. "La Turquie dispose de forces de police. Elles doivent assurer la protection des tribunaux. Les entreprises de sécurité privées doivent être supprimées", a insisté le chef de l'Etat cité par la presse, "je pense que ce serait une décision historique".

Mercredi, une femme présentée comme membre d'un groupe radical d'extrême gauche a ouvert le feu à l'arme automatique sur le quartier général de la police à Istanbul, avant d'être tuée par les forces de l'ordre. La veille, deux militants armés se revendiquant du même mouvement, le Parti/Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C), se sont introduits dans un tribunal stambouliote en se faisant passer pour des avocats et ont retenu en otage un magistrat. Les deux hommes et le procureur sont morts à l'issue d'une intervention de la police.

La surveillance de ces deux sites ouverts au public est assurée par des gardes privés. Selon les statistiques officielles, la police turque employait 270.000 personnes en 2014 et les compagnies de sécurité privées un nombre équivalent au 1er avril 2013.

M. Erdogan a souhaité que la police assure désormais la surveillance de sites comme les palais de justice, les hôpitaux ou les stades de football. Il s'est également prononcé pour la fouille corporelle des avocats. "Tous les officiels, y compris les avocats, doivent être fouillés à l'entrée des tribunaux", a jugé le président.
Jeudi, des échauffourées ont éclaté à l'entrée du palais de justice d'Istanbul, théâtre de la prise d'otage, entre les forces de l'ordre et des avocats qui refusaient d'être fouillés. Deux d'entre eux ont été placés en garde à vue, a-t-on appris auprès du barreau.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan veut remplacer les agents de sécurité privés qui assurent la surveillance des bâtiments publics par des policiers, après les deux attaques meurtrières perpétrées à Istanbul, a rapporté vendredi la presse locale.
"Je vais proposer à mes amis (le gouvernement) qu'ils suppriment purement et simplement les agents de sécurité privés", a déclaré M. Erdogan aux journalistes qui l'accompagnaient dans son avion de retour de Roumanie mercredi soir. "La Turquie dispose de forces de police. Elles doivent assurer la protection des tribunaux. Les entreprises de sécurité privées doivent être supprimées", a insisté le chef de l'Etat cité par la presse, "je pense que ce serait une décision historique".
Mercredi, une femme présentée comme membre d'un groupe radical d'extrême gauche a...