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Culture

« Min ajlikom », ou la Passion réactualisée

7e art

Comment filmer la Passion du Christ tout en se démarquant des productions internationales et commerciales ? Avec « Min ajlikom », l'acteur Chadi Haddad a relevé le défi. Et c'est réussi.

28/03/2015

Avec peu de moyens mais un tas d'idées, et surtout beaucoup d'amour et de foi, le projet Min ajlikom (Pour vous) a pu prendre forme. En comptant, également, sur l'appui de JuntoBox films Los Angeles et de son partenaire Rachid Rizk, ainsi que sur la participation de nombreux sponsors. Un court métrage de treize minutes, réfléchi, élaboré, macéré, travaillé durant quatre ans voit ainsi le jour dans les salles obscures*.
Quand Chadi Haddad décide de réaliser ce court-métrage, il fait tout de suite appel au père Charles Sawaya avec qui il avait collaboré sur un film autour de saint Hardini. Ayant fait ses preuves à la LBCI avant d'entrer dans les ordres, le père Sawaya adhère immédiatement au projet.

«Je n'avais pas pour but d'incarner le Seigneur Jésus-Christ ou de retracer à nouveau sa Passion, mais plutôt de témoigner de la violence et des atrocités qu'endure l'humanité au quotidien», a précisé Chadi Haddad – lors de l'avant première qui s'est tenue au Grand Cinemas ABC Dbayeh en présence de personnalités religieuses et civiles, ainsi que de membres de la presse. «Il fallait, à travers le message du Christ, réactualiser et rendre vivante, voire présente, cette Passion», a ajouté le comédien récompensé au Festival de Carthage pour sa prestation dans Un homme d'honneur de Jean Claude Codsi.

Pour sa part, le père Charles Sawaya a avoué avoir eu, au début, une certaine réticence vis-à-vis du projet: «L'idée m'a plu, mais comment s'attaquer à un sujet déjà travaillé par de grands réalisateurs possédant d'énormes budgets? Le format du court métrage s'est alors imposé et Chadi Haddad a vite réussi à réunir les fonds nécessaires», note-t-il. «À partir de ce moment, nous n'avons pas eu de grandes difficultés sur le tournage, précise le père Sawaya. Au contraire, l'équipe a collaboré d'une manière collective, chaque personne apportant ses idées et sa conception du film. Tant à l'échelle des acteurs, comme Mirana Neeymeh dans le rôle de la mère et Chadi Haddad dans le rôle du Christ, qu'à celle de la coécriture avec Nada Saybeh. Sans occulter l'importance de la photographie, réalisée par Milad Tok.»
Min ajlikom, plus qu'une œuvre, un message transmis à travers une musique omniprésente, composée par Abir Neemeh et Sari Khalifé.

* « Min ajlikom » est projeté avant «Little Chaos» dans les salles de Grand Cinemas (Dbayeh et Achrafieh) et sera retransmis sur la LBCI durant la semaine sainte.

 

 

 

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