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Siniora au TSL : Hariri s'était senti insulté lors de sa rencontre avec Assad en 2003

L'ancien Premier ministre libanais Fouad Siniora, qui témoignait lundi en sa qualité de témoin politique devant le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) jugeant les assassins de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, a été interrogé par la défense au sujet de la rencontre, à Damas en 2003 qui avait regroupé M. Harri, le président syrien, Bachar el-Assad, l'ancien chef des services de renseignements au Liban, Rustom Ghazalé, son prédécesseur à ce poste, Ghazi Kanaan, et le général Mohammad Khallouf.

M. Siniora a affirmé que M. Hariri ne lui a parlé de cette rencontre qu'en 2004. "Quand Hariri m'en avait parlé je voyais qu'il s'énervait et qu'il s'était senti insulté pendant cette réunion, une fois il a pleuré sur mon épaule et m'a dit : je n'oublierais jamais l'humiliation que m'a fait subir Bachar el-Assad en présence des trois officiers", a affirmé M. Siniora. "Entre Hariri et moi il y avait un haut degré de communication qui ne se manifestait pas tout le temps par la parole. C'est quelqu'un qui tenait énormément à sa dignité alors je veillais à ne pas dire quelque chose qui le blesserait dans sa dignité. A chaque fois qu'il évoquait cette réunion, je sentais qu'il était gêné et qu'il ne voulait pas qu'on remue le couteau dans la plaie. La plaie était profonde, a poursuivi l'ancien Premier ministre. Il (Hariri) me disait : il m'a ridiculisé, insulté, humilié."

M. Siniora a par ailleurs indiqué que "Bachar el-Assad et Hafez el-Assad ne traitaient pas Hariri de la même manière". "Les autres membres du régime syrien recouraient à plusieurs types d'intimidation, menaces et insultes", a-t-il également dit.

Au cours de son témoignage M. Siniora a également indiqué que M.Hariri "avait une vision du Liban arabe mais il veillait aussi à ce que le Liban soit ouvert aux économies du monde". "L'économie syrienne était une économie dirigée", a-t-il ensuite dit.  "La réputation que Hariri s'était construit n'était pas limitée au Liban mais atteignait plusieurs pays dont la Syrie.Cela avait fait naitre des susceptibilités même s'il se refusait à tout rôle politique hors du Liban", a également affirmé M. Siniora.

 

Avant Fouad Siniora, Ghazi Youssef, député et ami proche de Rafic Hariri, Abdelatif Chamaa, ami personnel et bras droit de l'ancien chef du gouvernement, ainsi que les anciens députés Salim Diab et Ghattas Khoury avaient témoigné. Le premier responsable politique libanais à avoir apporté son témoignage était l'ancien ministre Marwan Hamadé.

L'ancien Premier ministre libanais Fouad Siniora, qui témoignait lundi en sa qualité de témoin politique devant le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) jugeant les assassins de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, a été interrogé par la défense au sujet de la rencontre, à Damas en 2003 qui avait regroupé M. Harri, le président syrien, Bachar el-Assad, l'ancien chef des services de renseignements au Liban, Rustom Ghazalé, son prédécesseur à ce poste, Ghazi Kanaan, et le général Mohammad Khallouf.
M. Siniora a affirmé que M. Hariri ne lui a parlé de cette rencontre qu'en 2004. "Quand Hariri m'en avait parlé je voyais qu'il s'énervait et qu'il s'était senti insulté pendant cette réunion, une fois il a pleuré sur mon épaule et m'a dit : je n'oublierais jamais l'humiliation que m'a fait subir Bachar el-Assad en...