Les quatre cantatrices à l’œuvre pour des arias célèbres.
Après cinq semaines de représentations entre concerts, récitals et opéras menés sous la baguette magique du directeur artistique Gian Luca Marciano, le Festival al-Bustan s'est achevé. Ce programme d'hiver, qui réchauffe le cœur par des musiques souvent divines, placées cette année sous le thème de l'inspiration, s'est clôturé avec une mezzo et trois sopranos qui ont interprété tour à tour des arias célèbres du répertoire opératique.
Mais qu'est-ce qui rapproche la Napolitaine Valeria Sepe, considérée comme la meilleure cantatrice italienne de sa génération, de la soprano née à Tbilissi (Géorgie), Anna Kasyan, au profil de Callas et qui crée immédiatement une empathie parmi le public ? Ou encore la jeune et grâcieuse Elena Xanthoudakis née en Australie, de la mezzo-soprano Sofio Janelidze née aussi à Tbilissi (Géorgie) ? Outre le talent, la carrière ou l'âge – elles sont toutes de la même génération –, c'est un seul lien qui unit toutes ces femmes sur scène, ou plutôt un souffle. Celui de la grande Callas qui a inspiré et qui continue d'inspirer des jeunes talents qui visent à toucher les étoiles comme elle l'a fait.
Maria Callas, à l'instar des figures de tragédie grecque antique, a eu un destin dramatique. Consacrée au chant depuis son enfance, c'est sa passion durement éprouvée pour Onassis qui a signé son déclin puis sa mort.
Au total donc, ce soir, douze magnifiques arias comme Les Tringles des sistres tintaient (Carmen de Bizet) ; Air des bijoux (Faust de Gounod) ou Mon cœur s'ouvre à ta voix (Samson and Delilah de Saint Saens) ; La mamma morta (André Chénier de Giordano). À une, deux ou quatre voix, la Callas s'est démultipliée sur les planches de l'auditorium Émile Bustani. Un programme teinté de grâce et d'émotion qui s'est achevé par une surprise.
« Quoi de plus beau que de clôturer le festival avec un air du début du programme, à savoir Carmen, a déclaré Gian Luca Marciano, s'adressant à la salle. Ainsi, c'est avec le fabuleux Casta diva (Norma) interprété par les quatre divas que s'est achevé le festival sous de flamboyants feux d'artifice.
Mais qu'est-ce qui rapproche la Napolitaine Valeria Sepe, considérée comme la meilleure cantatrice italienne de sa génération, de la soprano née à Tbilissi (Géorgie), Anna Kasyan, au profil de Callas et qui crée immédiatement une empathie parmi le public ? Ou encore la jeune et grâcieuse Elena Xanthoudakis née en Australie, de la mezzo-soprano Sofio Janelidze née aussi à...

