Michel Sleiman réuni avec Sigrid Kaag. Photo Ani
L'ancien président Michel Sleiman a salué, lors de la visite de la coordonnatrice spéciale de l'Onu au Liban, Sigrid Kaag, « la déclaration publiée par le Conseil de sécurité visant à inciter les responsables libanais à se conformer à la Constitution, accélérer l'élection d'un chef d'État, les engager à appliquer la déclaration de Baabda et respecter la résolution 1701 ». Le président Sleiman a également remercié « les efforts internationaux, surtout les efforts français, qui révèlent un attachement à la réglementation du travail des institutions au pays du Cèdre ». « La majorité des pays envoie ses soldats au Liban-Sud en vue de préserver la sécurité alors que les parties locales sont incapables de sortir du vide et s'abstiennent d'élire un président », a déploré M. Sleiman.
« L'intérêt du Liban réside dans l'engagement total aux dispositions de la Constitution, sans recourir à des hérésies anticonstitutionnelles pour minimiser le danger du vide présidentiel et se dérober d'une façon indirecte à la responsabilité de laisser le pays sans président, sans raison valable », a souligné l'ancien chef d'État. Il a enfin soutenu les demandes estudiantines revendiquant un renforcement des mesures de sécurité dans le périmètre des institutions d'enseignement, dans une allusion au problème sécuritaire soulevé par les étudiants de la faculté d'information de l'Université libanaise, à Fanar. Jeudi, rappelle-t-on, ces étudiants avaient observé un sit-in au campus, pour protester contre les incidents de sécurité récurrents dont ils sont la cible, le dernier en date étant des tirs en direction d'une étudiante près de la faculté, dans une zone voisine au quartier chiite des Zeaïter. Les étudiants ont appelé à l'installation d'un barrage de sécurité permanent à l'entrée de la faculté.

