La chancelière allemande Angela Merkel a estimé jeudi qu'il n'y avait "pas de raison de se laisser abattre" devant le défi posé aux Européens par les difficultés de la Grèce, sans s'attendre à une solution cette semaine.
Quelques heures avant un sommet européen à Bruxelles où le dossier grec devrait jouer un rôle majeur, Mme Merkel a estimé dans une allocution aux députés du Bundestag, chambre basse du parlement allemand, qu'il était "absolument clair que personne ne pouvait attendre une solution pour ce soir", ni pour lundi, date à laquelle elle recevra pour la première fois son homologue grec Alexis Tsipras à Berlin.
Mais "je mène toutes les discussions, celles d'aujourd'hui, celles de lundi et beaucoup d'autres avec l'idée que les divergences d'opinion peuvent se muer en convergence", a-t-elle expliqué, "l'Allemagne est prête à suivre cette voie".
"Le monde nous regarde, j'en suis très consciente", a ajouté la chancelière, "et quand nous songeons à ce que nous avons accompli sur le chemin de l'unité européenne, je ne vois aucune raison de se laisser abattre devant ce qui nous attend aujourd'hui, au contraire".
Mme Merkel, tout en répétant qu'il restait à la Grèce "une chemin ardu à parcourir" et en insistant comme à son habitude sur le respect par Athènes des engagements pris, s'affichait ainsi prête au dialogue, et désireuse de laisser derrière elle l'antagonisme qui a opposé ces dernières semaines l'Allemagne et la Grèce.
"Je me réjouis de sa visite", a-t-elle ainsi dit à propos de la venue de M. Tsipras à Berlin, "nous aurons le temps de nous parler en détail, et même peut-être de discuter", a-t-elle ajouté, déclenchant les rires des députés.
Mais cette visite, la première du chef de gouvernement de la gauche radicale grec en poste depuis fin janvier, et les autres discussions en petit comité qui peuvent avoir lieu en Europe, "ne peuvent pas remplacer" les décisions collégiales prises par les Européens, a précisé la chancelière conservatrice.
Une solution ne peut se dessiner "que sur la base de ce qui a été décidé par l'eurogroupe le 20 février", a-t-elle poursuivi.
Les ministres des Finances de la zone euro ont convenu le mois dernier de prolonger jusqu'à fin juin le programme d'aide international dont bénéficie Athènes pour se maintenir à flot, en échange d'engagements sur des réformes. La Grèce ne percevra toutefois les fonds promis que lorsque les Européens auront constaté des progrès tangibles sur celles-ci.
Mais le temps presse pour Athènes, car les caisses de l'Etat sont vides et le pays fait face à de lourdes échéances financières.
Quelques heures avant un sommet européen à Bruxelles où le dossier grec devrait jouer un rôle majeur, Mme Merkel a estimé dans une allocution aux députés du Bundestag, chambre basse du parlement allemand, qu'il était "absolument clair que personne ne pouvait attendre une solution pour ce soir", ni pour lundi, date à laquelle elle recevra pour la première fois son homologue grec Alexis Tsipras à Berlin.Mais "je mène toutes les discussions, celles d'aujourd'hui, celles de lundi et beaucoup d'autres avec l'idée que les divergences d'opinion peuvent se muer en convergence", a-t-elle expliqué,...

