Michel Aoun préconise l’élection d’un président fort et représentatif, doté d’une armée puissante.
« Le 14 mars 1989 est peut-être, pour certains, un souvenir de guerre, de pilonnage et de destruction. En réalité, et en dépit de toutes les souffrances qui l'ont accompagnée, cette date a incarné la volonté d'un peuple. »
C'est ce qu'a déclaré samedi le chef du Courant patriotique libre, le général Michel Aoun, à l'occasion du dîner commémoratif annuel organisé à l'occasion de cette date.
« Quinze années se sont achevées avec la réalisation des rêves les plus chers : la libération du Liban, a enchaîné le député. C'était la fin d'une époque et le début d'une autre (...) où la page avait été tournée et où l'ensemble des parties devaient s'épauler dans l'intérêt du pays pour construire ce qui a été détruit au cours des années de tutelle, les années de corruption. »
Évoquant la résolution 1559, M. Aoun a affirmé avoir eu à ce moment la nette conviction du retrait syrien du Liban. « J'ai adressé un appel à l'ensemble des parties libanaises et à la Syrie pour examiner la situation après le retrait et pour trouver une issue de sortie honorable à la Syrie à la fin de sa mission », a poursuivi le chef du CPL, soulignant que sa proposition a été contrée par un « désintéressement et un rejet, voire même du dédain ».
Est alors survenu l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, qui a accéléré le retrait des troupes syriennes, rappelle le député, évoquant au passage les « obstacles » mis devant son retour d'exil jusqu'après les élections parlementaires. « L'objectif était de nous dissuader de toute participation à la vie politique », a ajouté M. Aoun avant d'évoquer le retour en force de sa formation sur la scène publique le 7 mai 2005, le jour de son retour de France, provoquant un véritable « tsunami qui en a surpris plus d'un ».
Le chef du CPL a ensuite passé en revue les pourparlers avec le Hezbollah qui se sont conclus par la signature d'un accord d'entente entre les deux formations. « Malheureusement, cet accord a été refusé avant même d'être discuté ou lu », a-t-il dit.
M. Aoun, qui a repris les principales étapes de la vie politique au Liban depuis, s'est adressé à ses partisans en affirmant : « Si je passe en revue tous ces détails historiques, c'est pour que l'on puisse tirer la leçon du passé. » Et de préconiser la nécessité d'élire « un chef de l'État fort, doté d'une armée puissante, et qui puisse être représentatif de son milieu, capable d'assumer ses responsabilités et de concilier toutes les parties ».
Il s'agit également, a-t-il dit, d'édifier de manière effective des forces armées dissuasives et de se départir de l'attentisme infructueux pour la réalisation des projets. « Les mutations en cours et celles à venir ne supportent plus l'immobilisme. Nous devons leur faire face et les défier », a-t-il conclu.


Il incarne un vaillant passé , un présent dans les normes qu'il faut pour maintenir le Liban contre vents et marais debout face à la lacheté , et il sera le futur de ce pays que nous aimons , homme fort pour avoir eu cette stature de Phare-Aoun! God Bless You Commandante Kheneral !
16 h 41, le 16 mars 2015