Les 12 milliards de dollars promis par trois monarchies du Golfe à la conférence économique sur l’Égypte est un "clair soutien politique" international au président Abdel Fattah al-Sissi, a estimé samedi un ministre.
"Il s'agit d'un soutien politique avant tout, et ce soutien politique est très important en ce moment", a commenté Ashraf el-Arabi, le ministre égyptien de la Planification, interrogé par l'AFP. "Je pense que le message est clair: la plus grande partie du monde soutient le gouvernement engagé à construire la nouvelle Égypte", a-t-il ajouté.
M. el-Arabi se félicitait des promesses d'investissements et d'aide et de la présence de représentants de dizaines de pays, dont des chefs d’État et de gouvernement à la conférence économique sur l'avenir de ce pays à Charm el-Cheikh, station balnéaire sur la Mer rouge, dans le Sinaï.
Vendredi à l'ouverture, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Koweït, qui ont déjà déversé des milliards sur l’Égypte depuis la destitution de M. Morsi le 3 juillet 2013 par l'armée de M. Sissi, ont créé la surprise en promettant 4 milliards de dollars chacun d'aide et d'investissements supplémentaires.
M. Sissi, qui a destitué en 2013 le président islamiste élu Mohamed Morsi et est accusé par certaines capitales et les organisations de défense des droits de l'Homme de réprimer dans le sang toute opposition, est l'un des principaux chef d’État de la région à réclamer la création d'une force arabe commune pour combattre notamment le groupe État islamique (EI), une option que va étudier la Ligue arabe lors de son sommet fin mars.
Les 12 milliards "nous permet d'envisager confortablement la prochaine période et constitue une lettre de garantie, qui garantit que l'Egypte va se développer et devenir meilleure qu'avant", s'est enthousiasmé M. el-Arabi.
Selon l'Egypte, plus de 80 pays sont représentés à la conférence de Charm el-Cheikh, par quelques chefs d’État arabes et africains, des ministres pour certaines capitales occidentales et surtout par le secrétaire d’Etan John Kerry pour les États-Unis, qui considèrent l’Égypte comme leur principal allié militaire dans la région et financent la plus grande partie de l'aide étrangère à son armée.
"Il s'agit d'un soutien politique avant tout, et ce soutien politique est très important en ce moment", a commenté Ashraf el-Arabi, le ministre égyptien de la Planification, interrogé par l'AFP. "Je pense que le message est clair: la plus grande partie du monde soutient le gouvernement engagé à construire la nouvelle Égypte", a-t-il ajouté.
M. el-Arabi se félicitait des promesses d'investissements et d'aide et de la présence de représentants de dizaines de pays, dont des chefs d’État et de gouvernement à la conférence économique sur l'avenir de ce pays à Charm el-Cheikh, station balnéaire sur la...

