Rechercher
Rechercher

Lifestyle - Obsession

Seriez-vous, sans le savoir, paraskevidékatriaphobe ?

Le terme est étrange, angoissant, impossible à mémoriser, tellement qu'on pourrait être paraskevidékatriaphobe sans même le savoir. Au même titre que toutes les personnes qui ont une peur irraisonnée du vendredi 13 et qui, aujourd'hui précisément, se gardent bien de s'exposer au danger. Horreur, malheur...

L'origine du terme paraskevidékatriaphobie vient du grec et, plus précisément, de trois mots qui signifient « vendredi », « treize » et « peur ». Les vendredis 13, les paraskevidékatriaphobes ne vont pas travailler, ne partent pas en voyage, ne font pas leurs courses, arrêtent toute activité sportive et évitent les salles de cinéma et les restaurants. Ils ne sortent pas de chez eux. Du coup, à chaque vendredi 13, les chiffres d'affaires de la consommation enregistrent une baisse considérable... En 1998, 1999 et 2012, les paraskevidékatriaphobes ont connu de grandes angoisses, puisque l'année affichait sur son calendrier, chose rare, trois vendredis maudits. C'est un peu mieux cette année : 2015 ne prévoit qu'un vendredi 13, en février, puis un autre en mars.
Toutefois, le vendredi 13 n'est pas un jour de malchance pour tous. Les choses changent au gré des cultures et des habitudes. Les Espagnols et les Argentins craignent le mardi 13, alors que les Italiens redoutent le 17, XVII est l'anagramme de VIXI, signifiant « j'ai vécu » ou « je suis mort » en latin. Enfin, des millions d'Asiatiques ont peur du chiffre 4, surtout les Japonais, pour qui ce dernier ressemble phonétiquement au mot mort. Et en Grèce on redoute plus le chiffre 40.
De nombreuses personnalités ont souffert de paraskevidékatriaphobie, parmi lesquelles Napoléon et Henry Ford. D'autres sont triskaidékaphobes, un mot tout aussi compliqué et stressant : pour eux, c'est le chiffre 13 qui porte malheur(s) à tous les niveaux. Alors, dans toutes les capitales du monde, certains immeubles ont annulé le chiffre damné de leurs étages, certaines rues de leurs adresses et quelques avions de leurs sièges. Le treizième convive à table est également souvent volontairement oublié.
La peur du nombre 13 est, semble-t-il, la superstition la plus répandue dans la culture occidentale. Son origine remonterait à la religion chrétienne et, précisément, au Nouveau Testament. Treize personnes ont assisté à la Cène, qui a eu lieu un jeudi, avec Jésus et ses douze apôtres. Et c'est Judas, le treizième convive, qui trahira Jésus. La malédiction du vendredi serait due au fait que le Christ aurait été crucifié un vendredi.

 

Douze sorcières et un diable
L'origine de la superstition pourrait venir de plus loin. Vendredi était le nom de Frigga, la déesse de l'amour et de la fertilité chez les Nordiques. Lorsque les tribus nordiques et germaniques se convertissent au christianisme, Frigga, considérée comme une sorcière, est bannie et expédiée au sommet d'une montagne. Depuis, dit-on, chaque vendredi, la dame pleine de rancune convoquerait douze sorcières et un diable pour préparer un programme de mauvais sorts pour la semaine suivante !
Enfin, les pilotes de formule 1 ont toujours eu peur du chiffre 13 depuis la mort de deux des leurs portant ce numéro en 1926. Ce chiffre n'est jamais arboré en F1 sauf si le pilote en fait la demande. L'auteur Stephen King a également confié que cette phobie l'a toujours empêché de lire les pages 13 des livres ! Il reste pourtant quelques exemples, rares, de joueurs invétérés qui croient que le vendredi 13 leur portera doublement chance. Le Loto français organise des tirages spéciaux à cette date, comme d'autres pays d'Europe, mais pas le Liban.

 

« Viser de l'œil »
Indépendamment de ce fameux chiffre, les superstitions restent légion. Certaines d'entre elles, très naïves pour la plupart, sont universelles et se transmettent de générations en générations de superstitieux. Comme un gage de bonheur. Ou de malheur. Un trèfle à 4 feuilles, un fer à cheval porteraient chance ; un parapluie ouvert dans une pièce est la chose à bannir de chez soi, passer sous une échelle, renverser une salière (ou se la passer de main en main) ou croiser un chat noir sont des choses à ne jamais faire ; briser une glace et vous écopez de 7 ans de malheurs.


Au Liban, on ne rentre jamais chez soi après un enterrement ou des condoléances : cela attire la mort. De plus, on aime accrocher au cou de sa fille (belle comme la lune) un œil ou une perle bleue pour la protéger des envieux, et ils sont nombreux. Toucher du bois pour que rien ne change à son bonheur, se faire écraser le pied par la mariée pour ne pas coiffer la Sainte-Catherine, attraper le bouquet et évidemment vider les dernières gouttes d'une bouteille dans son verre en énumérant les lettres de l'alphabet. On connaîtra ainsi, peut-être, le nom de l'heureux(se) élu(e)... Chez nous, la tradition de tirer les cartes ou lire son avenir dans le marc de café relève, chez certain(e)s, de la prière quotidienne. Se marier un 07/07/2007, 2017 ou 2077. Ne pas avouer que sa fille est enceinte avant le 8e mois, pour ne pas la « viser de l'œil »... Bref, utiliser tous les moyens possibles pour que mariage, et donc bonheur, se fasse.
Y croire ou pas, ce n'est même pas la question. Tant que ces habitudes peuvent faire du bien, promesse de joies à venir, et même faire passer un vendredi 13 pour un samedi 2, alors, pourquoi pas ?

(Source dépêches et rédaction)

 

Lire aussi

13 en beauté

Comme Sharon chez Scorsese

Ces vendredis 13 de très triste mémoire

Voir

Insta(ntané)

Ecouter

Le top 10 du 13

 

 

 

L'origine du terme paraskevidékatriaphobie vient du grec et, plus précisément, de trois mots qui signifient « vendredi », « treize » et « peur ». Les vendredis 13, les paraskevidékatriaphobes ne vont pas travailler, ne partent pas en voyage, ne font pas leurs courses, arrêtent toute activité sportive et évitent les salles de cinéma et les restaurants. Ils ne sortent pas de chez eux. Du coup, à chaque vendredi 13, les chiffres d'affaires de la consommation enregistrent une baisse considérable... En 1998, 1999 et 2012, les paraskevidékatriaphobes ont connu de grandes angoisses, puisque l'année affichait sur son calendrier, chose rare, trois vendredis maudits. C'est un peu mieux cette année : 2015 ne prévoit qu'un vendredi 13, en février, puis un autre en mars.Toutefois, le vendredi 13 n'est pas un jour de...
commentaires (3)

Ca sent le Ziad Makhoul , avec des mots aussi ronflants !

FRIK-A-FRAK

13 h 16, le 13 mars 2015

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • Ca sent le Ziad Makhoul , avec des mots aussi ronflants !

    FRIK-A-FRAK

    13 h 16, le 13 mars 2015

  • Vive les superstitions

    Sabbagha Antoine

    09 h 28, le 13 mars 2015

  • DU BARATIN AUX QUATRE ÉPICES INDONÉSIENNES !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 17, le 13 mars 2015

Retour en haut