L’ancien président Michel Sleiman s’entretenant avec l’ambassadeur américain David Hale. Photo Ani
L'ambassadeur des États-Unis, David Hale, a poursuivi une tournée qu'il avait entamée il y a deux jours auprès d'un certain nombre de personnalités politiques. Hier, il s'est rendu auprès de l'ancien président Michel Sleiman, du chef du gouvernement, Tammam Salam, et du ministre des Affaires sociales, Rachid Derbas.
Selon des sources qui suivent de près l'activité du diplomate américain, et citées par l'agence al-Markaziya, les propos tenus par ce dernier devant ses interlocuteurs n'augurent pas d'un prochain déblocage de la présidentielle. M. Hale aurait principalement mis en relief l'importance d'une bonne gestion des affaires publiques en l'absence d'un chef de l'État et insisté sur le fait qu'il n'est pas possible de compter sur « l'extérieur » pour élire un successeur à Michel Sleiman. Pour lui, les efforts à ce niveau doivent se concentrer sur le plan interne.
Outre la présidentielle, le dossier des réfugiés ainsi que l'assistance militaire américaine au Liban ont été évoqués au cours de ces entretiens. Michel Sleiman a remercié les États-Unis pour l'aide militaire qu'ils apportent au pays, après avoir passé en revue avec son hôte la situation politique et militaire du Liban, dans la perspective d'une éventuelle offensive que tenteraient les groupes jihadistes à la frontière orientale.
L'ancien chef de l'État a également remercié le Groupe international d'appui au Liban pour l'intérêt constant qu'il porte à l'élection présidentielle, à l'application de la déclaration de Baabda et à la neutralité du Liban à l'égard des axes régionaux. C'est, a-t-il dit, le meilleur moyen de sanctuariser le Liban et d'appliquer la résolution 1701 du Conseil de sécurité. Seule une élection présidentielle est, selon lui, susceptible de garantir le bon fonctionnement des institutions et de mettre le pays à l'abri des secousses.
Par ailleurs, le président Sleiman a reçu le ministre de la Défense, Samir Mokbel, avec lequel il a passé en revue la marche du travail en Conseil des ministres, y compris des questions comme la prorogation éventuelle du mandat de la commission de contrôle des banques ou de certains chefs des forces armées et des forces de sécurité.
M. Sleiman a rendu visite plus tard dans la journée au patriarche grec-catholique Grégoire III Laham.

