Les États-Unis ont dénoncé avec force hier le « règne de la terreur » imposé dans l'est de l'Ukraine et en Crimée par les rebelles séparatistes prorusses et Moscou, qui aurait déjà perdu « des centaines » de soldats dans le conflit. « Même si l'Ukraine bâtit une nation pacifique, démocratique et indépendante sur 93 % de son territoire, la Crimée et l'est de l'Ukraine sont sous la coupe d'un règne de la terreur », a fustigé la secrétaire d'État adjointe pour l'Europe, Victoria Nuland, devant la commission des Affaires étrangères du Sénat. La plus haute diplomate américaine pour l'Europe, très en pointe depuis fin 2013 sur la crise ukrainienne et très dure contre la Russie, a encore condamné « l'occupation illégale et les violations des droits de l'homme » en Crimée, absorbée par Moscou en mars 2014, ainsi que « la violence et des pillages épouvantables » qui seraient perpétrés par « la Russie et ses marionnettes séparatistes » dans l'est ukrainien. Interrogée précisément sur le nombre de soldats russes qui auraient péri dans le conflit ukrainien, la responsable américaine a répondu qu'ils seraient « des centaines et des centaines ».
La Russie constitue « potentiellement la plus grande menace » en termes de sécurité, a pour sa part estimé hier le ministre britannique des Affaires étrangères Philip Hammond, accusant Vladimir Poutine de « saper » les règles qui ont permis d'instaurer la paix en Europe. « Pour quiconque a plus de 50 ans, nous sommes en territoire familier, l'attitude agressive de la Russie constituant un rappel fort du fait qu'elle a le potentiel de poser la plus grande menace à notre sécurité », a déclaré le ministre dans un discours devant le Royal United Services Institute (RUSI), un centre de réflexion britannique sur la défense et la sécurité.
Enfin, la Russie a annoncé hier qu'elle mettait fin à sa participation aux réunions de la dernière instance, veillant au respect du traité sur les Forces conventionnelles en Europe (FCE), dans laquelle elle était encore représentée, sur fond de tensions persistantes avec les pays occidentaux.
Moyen Orient et Monde - Ukraine
Londres accuse Poutine de « saper » la paix en Europe
OLJ / le 11 mars 2015 à 01h39

