Un tribunal d'Oman a condamné à trois ans de prison un militant des droits de l'Homme, Saïd Jadad, pour atteinte au prestige de l'Etat et diffusion d'informations de nature à troubler l'ordre public, a rapporté lundi l'ONG Gulf Centre for Human Rights (GCHR).
Le jugement, prononcé dimanche, a été assorti d'une amende de 1 000 riyals omanais (2 600 dollars), a précisé le centre en s'élevant contre ce verdict.
M. Jadad avait appelé à des réformes politiques et sociales dans le sultanat, selon une autre ONG, l'Observatoire omanais des droits de l'Homme.
Le militant était poursuivi pour "appel à des rassemblements" de rue et pour "incitation contre le gouvernement" sur la base de ses écrits sur les réseaux sociaux à l'occasion de l'anniversaire des protestations ayant éclaté le 25 février 2011 à Salalah (sud-ouest), dans la foulée du Printemps arabe, selon la même source.
En janvier, Amnesty international avait dénoncé la détérioration de l'état de santé de M. Jadad qui avait observé une grève de la faim pour dénoncer son arrestation.
Selon Amnesty, Saïd Jadad avait été arrêté une première fois entre le 10 et le 22 décembre 2014, avant d'être arrêté de nouveau le 21 janvier à Salalah.
Il est en outre visé par un autre procès qui doit s'ouvrir le 17 mars pour "avoir enfreint la loi sur les technologies de l'Information", selon le GCHR.
En plein Printemps arabe, des manifestations pour de meilleures conditions de vie avaient secoué Oman, forçant le sultan Qabous, au pouvoir depuis 44 ans, à remanier son gouvernement et à élargir les pouvoirs de l'assemblée consultative. Mais des dizaines de militants ont depuis été condamnés pour diffamation, insulte au pouvoir ou participation aux manifestations réclamant des réformes politiques.
Dernières Infos
Oman: un militant des droits de l'Homme condamné à trois ans de prison
AFP / le 09 mars 2015 à 14h16


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine