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Culture - Portrait-Robot

Jaber Alwan, romano-babylonien ?

Un artiste virtuose des couleurs. C'est en ces termes que les critiques aiment parler de Jaber Alwan, peintre nomade d'origine irakienne vivant en Italie. Le public libanais peut admirer ses toiles, dont cinq de petit format, à la galerie Aida Cherfane. Ce qu'il faut savoir d'Alwan (couleurs en arabe), le bien nommé, en sept points essentiels.

« Specchio », 65 x 90 cm.

Un : Jaber Alwan (J.A.) est babylonien. Il est né dans cette cité irakienne en 1948. En 1972, il atterrit à Rome et pose son chevalet sur la Piazza Navona. En 1975, il décroche un diplôme de sculpture de l'Académie des beaux-arts de Rome, ville qu'il habite et qui l'habite depuis.

Deux : J. A. est bardé d'honneurs. Mais le plus important reste sans doute le fait qu'il a été, en 1985, le premier étranger à recevoir le prix du meilleur artiste, décerné par la municipalité de Rome. Le voilà donc adoubé par les Romains.

Trois : J. A. est un peintre de la nuit. Un peintre d'ambiance(s) par excellence. « Ses silhouettes sont floues et les ambiances de cafés et de bars reviennent souvent dans ses représentations. Ces ambiances sont souvent associées aux thèmes récurrents de la danse et de la musique », souligne Aida Cherfane qui accueille ses œuvres dans sa galerie à Antélias*.

Quatre : J. A. n'est pas insensible aux tempêtes du Moyen-Orient. La guerre s'est immiscée dans ses œuvres, dans ses silhouettes esseulées, aux échines courbées, aux allures soucieuses ; dans ses couleurs blanchâtres, grisâtres, comme un brouillard qui obscurcit toute vision d'un futur incertain. « Le travail est d'une très grande subtilité : juste quelques touches délicates de couleurs sur des silhouettes flottantes, comme perdues dans un espace trop vaste : le fond est resté blanc avec des éclaboussements spontanés de couleurs », indique Aida Cherfane.

Cinq : J. A. a besoin d'espace. Il peint de grands, de très grands formats. Mais à la galerie Cherfane, sur commande spéciale, il donne à voir cinq petits formats où l'ambiance foisonnante ne manque pas.

Six : J. A. a été marqué par une enfance difficile sur les rives de l'Euphrate. Un milieu rural assez endurci, des us et coutumes ancestrales, il se rappellera toute sa vie de ce guérisseur qui lui a lancé un phlegme en plein visage puis lui a botté la mâchoire pour « cautériser » une cicatrice ; et de ces femmes qu'on jugeait, punissait, lapidait pour des raisons qui lui étaient inconnues. Il a grandi trop vite, alors qu'il aurait voulu rester plus longtemps à se baigner dans la rivière avec ses amis.

Sept : J. A. a des œuvres exposées en permanence dans les musées d'art moderne de Bagdad, de Damas, de Doha, de Koweït, du Caire (Opera House of Culture), de Lisbonne (musée Gulbenkian), de Ferrare (Palazzo dei Diamanti) et de Ravenne (Musée de l'Académie).

* « Peintures » de Jaber Alwan, à la galerie Aida Cherfane Fine Art, place d'Antélias, Tél. 04/444111.

 

Pour mémoire
Jaber Alwan, une peinture sous influence aux couleurs en panache

Un : Jaber Alwan (J.A.) est babylonien. Il est né dans cette cité irakienne en 1948. En 1972, il atterrit à Rome et pose son chevalet sur la Piazza Navona. En 1975, il décroche un diplôme de sculpture de l'Académie des beaux-arts de Rome, ville qu'il habite et qui l'habite depuis.
Deux : J. A. est bardé d'honneurs. Mais le plus important reste sans doute le fait qu'il a été, en 1985, le premier étranger à recevoir le prix du meilleur artiste, décerné par la municipalité de Rome. Le voilà donc adoubé par les Romains.
Trois : J. A. est un peintre de la nuit. Un peintre d'ambiance(s) par excellence. « Ses silhouettes sont floues et les ambiances de cafés et de bars reviennent souvent dans ses représentations. Ces ambiances sont souvent associées aux thèmes récurrents de la danse et de la musique », souligne...
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APRÈS LES RELIQUES BABYLONIENNES... GARE À DAESCH !!!

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

09 h 45, le 09 mars 2015

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Commentaires (1)

  • APRÈS LES RELIQUES BABYLONIENNES... GARE À DAESCH !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 45, le 09 mars 2015

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