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Nos lecteurs ont la parole - Mounir El-Khoury (U.L.)

Hommage à Nagib Aoun

– Le 23/02/2015, Nagib Aoun annonce dans sa célèbre chronique du lundi : « Il arrive un moment dans la vie où l'idée du départ s'impose... » Après cinquante ans de labeur, un homme «ferme une parenthèse» pour ouvrir une autre vers une «vie renouvelée». Ne sommes-nous pas tous conditionnés à nous renouveler? N'avons-nous pas dit que la grâce renouvelle l'homme? Ou aussi selon Maurois: « Mais qui aime avec plus de force apprend, s'il le faut, à se renouveler. » Merci Nagib Aoun pour les cinquante ans de labeur, pour ce travail pénible et soutenu.
– En signe de sérénité et d'un esprit libre comme l'air, un homme franc et sincère décide de prendre sa retraite. Après cinquante ans d'assiduité, soit un demi-siècle de travail méticuleux et raffiné, d'angoisse et d'inquiétude au service de la vérité et de la justice, il réclame que «le temps d'un repos bien mérité est arrivé, après des années de turbulences et d'angoisse pour la parution du journal ».
– Nous avons connu Nagib Aoun, non pas à titre personnel, mais uniquement à travers ses écrits dans L'Orient-Le Jour. Il a assisté et vécu, avec amertume, les grands événements qui ont secoué notre pays. Il a relaté, avec exactitude, les faits qui ont marqué notre histoire contemporaine et immédiate. Avec l'œil vigilant d'un vrai chroniqueur avisé, il décrit l'implosion, la résurrection, la discorde civile, les grandes et les petites guerres, les occupations « fraternelles » ou ennemies. N'est-il pas ici l'observateur impartial le plus patient et le plus minutieux qui a décrit les faits de son pays avec exactitude? N'est-il pas un historien de talent qui a enregistré les grands événements et transmis ses idées et ses convictions nationales pour réveiller les consciences endormies ? Ne laisse-t-il pas un héritage rétrospectif à travers ses chroniques? Et les étudiants, en Études approfondies d'histoire, n'y trouveront pas des références de valeur ?
– Une lecture attentionnée de sa chronique du lundi passé, Nagib Aoun dresse un bilan des dernières années de ses Cinquante. C'est un homme très affecté par les heures les «plus tragiques» et les «plus grisantes » de l'histoire du Liban. De l'assassinat de Rafic Hariri à la révolution du 14 mars; du retrait de l'armée syrienne à l'invasion israélienne de juillet 2006; devant ces grandes secousses graves, notre pays s'est trouvé fragilisé. Mais parallèlement, une lueur d'espoir, d'espérance et de satisfaction, celle que L'Orient-Le Jour n'a cessé d'accompagner et d'en entretenir les faits, et dont Nagib Aoun a été autant le témoin que l'artisan.
– Un homme qui démarre en 1965, période glorieuse et mouvementée de l'histoire de notre pays, et progresse dans les divers départements de « son » journal jusqu'à la rédaction en chef durant onze ans. Il avoue avoir collaboré avec une « magnifique » équipe qui restera présente dans son cœur et dans sa
mémoire.
– Certes aussi, les chroniques de Nagib Aoun resteront gravées dans la mémoire de son lectorat. Mais aussi, mais surtout, sa sensibilité vive et neuve, par laquelle il émet des rayons qui illuminent certaines réalités transcendantes, reste aussi un élément qui vibre les cœurs. Pour ceci, ne passera-t-il pas pour un journaliste par excellence ?
– Nous découvrons, chaque lundi, à travers la chronique de Nagib Aoun, l'espérance et le désespoir ; la certitude et le doute; la conviction et le scepticisme. Mais aucun lundi, il n'abandonne ses lecteurs sans les approvisionner d'une lueur de ferme espoir, comme s'il est complètement convaincu de ce que Malraux avance : « Un monde sans espoir est irrespirable. » Ainsi ne découvrons-nous pas un humaniste chroniqueur ?
– Merci pour votre fidélité à travers ces longues années, pour le dévouement infatigable aux engagements pris, pour la sérénité que vous avez essayé de semer, afin que vos lecteurs puissent juger calmement et objectivement ce que vous leur proposez.
– Merci pour votre recherche inconditionnelle de la vérité. Vous avez essayé, à travers vos chroniques, de présenter la vérité, toute la vérité. Devant le tohu-bohu qui sévit dans le monde de l'information et puisque les gens, aujourd'hui, sont complètement convaincus que « le monde se nourrit d'un peu de vérité et de beaucoup de mensonges», vous avez brillamment et impeccablement conduit vos lecteurs vers la lucidité et la sincérité.
– Ainsi, vous bouclez votre chronique du lundi : « Une page se ferme donc, une autre s'ouvre... » Oui, merci Monsieur. Ouverture vers la lumière, l'engagement, le dynamisme, l'espérance de voir notre pays accéder, comme vous l'avez souhaité à travers vos cinquante années, à la vérité, à la justice et, par conséquent, à la sérénité.

– Le 23/02/2015, Nagib Aoun annonce dans sa célèbre chronique du lundi : « Il arrive un moment dans la vie où l'idée du départ s'impose... » Après cinquante ans de labeur, un homme «ferme une parenthèse» pour ouvrir une autre vers une «vie renouvelée». Ne sommes-nous pas tous conditionnés à nous renouveler? N'avons-nous pas dit que la grâce renouvelle l'homme? Ou aussi selon Maurois: « Mais qui aime avec plus de force apprend, s'il le faut, à se renouveler. » Merci Nagib Aoun pour les cinquante ans de labeur, pour ce travail pénible et soutenu.– En signe de sérénité et d'un esprit libre comme l'air, un homme franc et sincère décide de prendre sa retraite. Après cinquante ans d'assiduité, soit un demi-siècle de travail méticuleux et raffiné, d'angoisse et d'inquiétude au service de la vérité et...
commentaires (3)

IL RESTE DANS LE COEUR DE TOUS !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

17 h 31, le 06 mars 2015

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Commentaires (3)

  • IL RESTE DANS LE COEUR DE TOUS !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    17 h 31, le 06 mars 2015

  • "Une page se ferme donc, une autre s'ouvre." Oui, merci Monsieur Nagib Aoun. Ouverture vers la lumière, l'engagement, l'espérance de voir notre pays accéder, comme vous l'avez souhaité à travers vos cinquante années, à la vérité, à la justice, à la Moralité, à la Démocratie et à la liberté surtout et ; par conséquent ; à la sérénité."....

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    12 h 17, le 06 mars 2015

  • Oui on ne vous remerciera jamais assez.....tous les lundi j'avais envie de hurler votre chronique en face de tous nos citoyens..bonne retraite...

    Houri Ziad

    09 h 49, le 06 mars 2015

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