Le secrétaire d’État américain John Kerry devant le Conseil des droits de l’homme, hier. Fabrice Coffrini/AFP
Le secrétaire d'État américain John Kerry a mis en garde hier contre toute révélation « sélective » à propos de la négociation sur le programme nucléaire iranien, visant sans le citer le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. « Nous sommes préoccupés par des informations » qui indiquent que « des détails sélectifs » seraient révélés « dans les prochains jours », a dit M. Kerry lors d'une conférence de presse à Genève, jugeant qu'il « serait plus difficile de parvenir à un accord ».
En amont, le secrétaire d'État américain a rappelé les deux points essentiels des négociations en cours. Premièrement, « à ce jour, il n'y a pas d'accord », ni global « ni partiel », avec l'Iran, a-t-il dit, deuxièmement, les États-Unis préfèrent une absence d'accord à un « mauvais accord ». L'objectif premier d'un accord nucléaire avec l'Iran est de rendre « la sécurité d'Israël plus sûre qu'elle ne l'est actuellement », a encore indiqué le chef de la diplomatie américaine. Selon lui, la question centrale est de savoir si l'Iran va accepter de conclure un accord qui permette de vérifier si son programme nucléaire est bel et bien pacifique.
De son côté, Netanyahu a vanté hier à Washington la résistance de l'alliance entre son pays et les États-Unis. « Vous êtes là pour dire au monde entier que l'annonce de la fin de la relation avec les États-Unis est non seulement prématurée, mais fausse », a dit M. Netanyahu, devant le congrès du principal lobby pro-israélien américain (Aipac). Il a également affirmé que le discours qu'il doit prononcer aujourd'hui devant le Congrès américain ne visait pas à être « irrespectueux » envers le président américain Barack Obama.
(Source : AFP)

