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Bahreïn : la justice rejette une demande de libération du chef de l'opposition

Un tribunal de Bahreïn a rejeté mercredi une demande de libération du chef de l'opposition chiite, cheikh Ali Salmane, jugé pour complot contre le régime, et a fixé sa prochaine audience au 25 mars.

Cheikh Ali Salmane, 49 ans, est apparu devant la cour en tenue de dignitaire chiite -une longue robe et d'un couvre-chef de couleur blanche- et entouré de sept avocats, selon une source judiciaire. Son comité de défense a demandé sa remise en liberté, ce qui a été refusé.

La cour a également rejeté une demande de la défense qui a réclamé que le ministre de l'Intérieur et le chef de la Sécurité soient entendus en tant que témoins. L'audience s'est tenue au milieu de strictes mesures de sécurité et en présence de diplomates étrangers. Le tribunal a indiqué qu'il allait prendre connaissance lors de sa prochaine audience d'enregistrements de discours de cheikh Salmane compilés par le parquet.

Dans un communiqué, le mouvement Al-Wefaq que préside cheikh Salmane a dénoncé son maintien en détention, voyant dans son procès "une escalade dans la répression contre le peuple de Bahreïn et un approfondissement de la crise politique" dans le pays. Mardi soir, de nombreux villages habités par des chiites ont été le théâtre de manifestations dénonçant le procès, a indiqué Al-Wefaq dans un autre communiqué.

Cheikh Salmane a été arrêté le 28 décembre. Il est jugé pour "incitation à un changement du régime par la force", une accusation qu'il rejette en affirmant qu'il a toujours appelé, de manière pacifique, à des réformes politiques. Son arrestation a provoqué des protestations de rue et a été condamnée par des organisations de défense des droits de l'Homme. L'Iran, accusé par Manama de soutenir les chiites bahreïnis, a exigé sa libération, et les Etats-Unis, proche allié des autorités, ont exprimé leur "profonde préoccupation".

Siège de la Ve flotte américaine, Bahreïn, un petit royaume de 1,3 million d'habitants, est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation animé par la majorité chiite qui réclame à la dynastie sunnite des Al-Khalifa une vraie monarchie constitutionnelle. Au moins 89 personnes ont été tuées dans les violences depuis 2011 et des centaines arrêtées et jugées, selon des ONG des droits de l'Homme.
Des élections législatives, organisées en novembre, ont été boycottées par l'opposition.

Un tribunal de Bahreïn a rejeté mercredi une demande de libération du chef de l'opposition chiite, cheikh Ali Salmane, jugé pour complot contre le régime, et a fixé sa prochaine audience au 25 mars.
Cheikh Ali Salmane, 49 ans, est apparu devant la cour en tenue de dignitaire chiite -une longue robe et d'un couvre-chef de couleur blanche- et entouré de sept avocats, selon une source judiciaire. Son comité de défense a demandé sa remise en liberté, ce qui a été refusé.
La cour a également rejeté une demande de la défense qui a réclamé que le ministre de l'Intérieur et le chef de la Sécurité soient entendus en tant que témoins. L'audience s'est tenue au milieu de strictes mesures de sécurité et en présence de diplomates étrangers. Le tribunal a indiqué qu'il allait prendre connaissance lors de sa prochaine...