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Liban

Brèves politiques

Tammam Salam recevant une délégation du TSL, hier.

*L'ancien Premier ministre Saad Hariri s'est entretenu hier avec l'ambassadeur des États-Unis, David Hale, avec lequel il a abordé les récents développements sur la scène locale et régionale. M. Hariri a plus tard reçu à la Maison du Centre les anciens ministres Farès Boueiz et Mohammad Jawad Khalifé, le mufti de Tripoli, le cheikh Malek Chaar, l'ambassadeur de Chypre Homer Mavrommatis, l'ambassadeur d'Australie Glenn Myles et l'ambassadeur de Belgique Alex Lenaerts. M. Hariri a également rencontré le président du Fonds d'Interpol pour un monde plus sûr, Élias Murr, avec lequel il abordé la conjoncture politique. M. Hariri s'est ensuite entretenu avec le député Mohammad Kabbara de questions relatives à la capitale du Nord. Il a enfin reçu le président de la municipalité de Beyrouth, Bilal Hamad, le maire de Tripoli Nader Ghazal et une délégation du Conseil supérieur chérié présidée par l'ancien ministre Omar Meskaoui. Lors de l'entretien, M. Hariri a mis l'accent sur l'importance d'œuvrer pour consacrer le principe de la modération, « l'islam étant une religion d'amour et de paix », et a souligné la nécessité de se tenir aux côtés du mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane, pour développer Dar el-Fatwa et montrer l'islam sous sa vraie image.


* Le secrétaire général du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme, le député Ibrahim Kanaan, a souligné hier la nécessité du maintien de l'activité gouvernementale, « sans toutefois mettre sur un pied d'égalité la présence ou non d'un président de la République ». Se prononçant au terme de la réunion hebdomadaire du bloc parlementaire à Rabieh, sous la présidence de son chef, Michel Aoun, le député a précisé que les personnes réunies ont convenu que « nous devons aboutir à une vision commune qui n'exclut personne et qui soit ouverte, car nous devons trouver un terrain d'entente sur des principes nationaux islamo-chrétiens ». « Nous nous sommes accordés sur le fait que l'intérêt national nécessite davantage de sagesse et de prudence dans nos approches, a-t-il ajouté. Nous devons tenter de former une vision commune, n'excluant aucune partie politique, dans le but de nous rencontrer autour des points communs sur le plan islamo-chrétien. » M. Kanaan a en outre espéré que le dialogue en cours avec les Forces libanaises aboutira à des ententes autour de certaines questions.


* Le bloc parlementaire du Futur a dénoncé hier la paralysie du gouvernement à la lumière de la vacance présidentielle qui dure depuis le 25 mai 2014. « L'absence de chef de l'État se répercute négativement sur le travail du gouvernement, a estimé le député Hadi Hobeiche à l'issue de la réunion hebdomadaire du bloc. Le bloc souligne la nécessité de respecter les règles constitutionnelles en matière de mécanisme de travail gouvernemental pour éviter d'aboutir à une paralysie gouvernementale, comme c'est le cas aujourd'hui. » « La mission principale des forces politiques doit être l'élection d'un nouveau président de la République, a-t-il ajouté. Les parties politiques derrière cette vacance sont responsables de la paralysie de l'État et de sa déliquescence, et l'exposent à toute sorte de dangers, à la lumière d'une situation critique, surtout au niveau régional, cela servant indirectement les intérêts israéliens. » Le bloc a par ailleurs souligné la poursuite du dialogue avec le Hezbollah sur base d'élection d'un président, et afin de réduire les tensions dans le pays. Il a également réitéré son attachement à la déclaration de Baabda et a appelé à régler le dossier des militaires pris en otage depuis des mois par des groupuscules terroristes.


*Le Premier ministre Tammam Salam a indiqué hier que « notre parcours démocratique présente une lacune essentielle, à savoir la vacance à la présidence de la République, vacance qu'il s'agit de traiter de sorte à ne pas porter atteinte au système démocratique ». M. Salam, qui recevait au Grand Sérail le conseil de l'ordre de la presse sous la présidence de Aouni Kaaki, a exhorté les Libanais « à régler leurs problèmes et à respecter les échéances, notamment la présidentielle ». « La situation sécuritaire s'accompagne d'un climat positif représenté par le dialogue en cours entre nombre de composantes politiques dont les positions s'opposent, avec l'idée de la présence d'un environnement propice au terrorisme », a-t-il affirmé, rappelant que « le gouvernement actuel a été formé à un moment très difficile et qu'il était supposé être temporaire ». « Le climat au sein du cabinet ne favorise pas la productivité », a poursuivi M. Salam, assurant qu'il ne cherche pas à consacrer la vacance présidentielle. Le Premier ministre a sur ce plan lancé un appel aux composantes politiques afin d'élire un président pour « mettre un terme à cette situation anormale », indiquant que « la paralysie du travail gouvernemental amplifie les répercussions de la vacance présidentielle ». « Notre Constitution est claire. Nous devons l'appliquer pour aboutir à des solutions. L'entente est requise dans ce cadre, mais elle ne signifie pas forcément une unanimité. Certains ministres y ont vu une opportunité pour paralyser le travail du cabinet », a-t-il déclaré.
Sur un autre plan, le Premier ministre a successivement reçu le greffier du Tribunal spécial pour le Liban, Daryl Mundis, l'ancien ministre Khalil Hraoui, la présidente du Parti démocrate libéral Tracy Chamoun, le président de l'association Sakker el-Dekkené, Rabih el-Chaer, et les ministres d'État pour la Réforme administrative, Nabil de Freige, de la Santé, Waël Bou Faour, et de l'Énergie et de l'Eau, Arthur Nazarian. M. Bou Faour a refusé que chaque ministre ait le droit de veto, appelant à ne pas saboter le travail gouvernemental. Quant à M. de Freige, il a critiqué à titre personnel la rencontre des huit ministres réunis chez l'ancien président Michel Sleiman. « Je suis libanais puis chrétien, alors que d'autres sont chrétiens libanais ou musulmans libanais, a-t-il déclaré. Et on ne peut laisser en suspens les intérêts des citoyens. »

*L'ancien Premier ministre Saad Hariri s'est entretenu hier avec l'ambassadeur des États-Unis, David Hale, avec lequel il a abordé les récents développements sur la scène locale et régionale. M. Hariri a plus tard reçu à la Maison du Centre les anciens ministres Farès Boueiz et Mohammad Jawad Khalifé, le mufti de Tripoli, le cheikh Malek Chaar, l'ambassadeur de Chypre Homer Mavrommatis, l'ambassadeur d'Australie Glenn Myles et l'ambassadeur de Belgique Alex Lenaerts. M. Hariri a également rencontré le président du Fonds d'Interpol pour un monde plus sûr, Élias Murr, avec lequel il abordé la conjoncture politique. M. Hariri s'est ensuite entretenu avec le député Mohammad Kabbara de questions relatives à la capitale du Nord. Il a enfin reçu le président de la municipalité de Beyrouth, Bilal Hamad, le maire de Tripoli...
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