Le FBI et la NSA veulent empêcher des grands d'Internet comme Apple ou Google de mettre sur le marché des téléphones cryptés inviolables, invoquant le risque que ceux-ci ne soient utilisés à des fins terroristes ou criminelles. La proposition d'Apple et de Google (via le système d'exploitation Android) notamment est de donner à l'utilisateur seul la clef de cryptage de son téléphone – même le constructeur n'y aurait plus accès dès lors que l'utilisateur a pris possession de son appareil. Mais l'amiral Mike Rogers, le patron de la NSA, la plus puissante des agences de renseignements électroniques, a repris le cri d'alarme déjà poussé en octobre par le directeur du FBI, James Comey. Il ne faut pas laisser l'industrie commercialiser des téléphones portables inviolables, dont seul l'utilisateur détiendrait la clef d'accès aux données (numéros, photos, messages...), a affirmé l'amiral devant un parterre d'experts en cybersécurité réunis en colloque à Washington. Le patron de la NSA a espéré qu'un compromis puisse être trouvé avec l'industrie, pour qu'un « cadre légal » soit trouvé et permette à la police ou aux agences de renseignements d'accéder aux données du portable d'une personne visée par une procédure judiciaire, par exemple. Mais de leur côté, nombre d'experts ont fait valoir qu'il n'y avait pas de demi-mesure possible avec cette technique. Prévoir une « porte dérobée » pour permettre à une autorité publique de rentrer dans les données revient à laisser planer un doute sur la sécurité de celle-ci, estiment-ils.
(Source : AFP)
Moyen Orient et Monde - Téléphonie
L’argument sécuritaire de la NSA pour refuser le cryptage des données
OLJ / le 25 février 2015 à 00h00

