Viktor Orban a essuyé une défaite symbolique. Attila Kisbenedek/AFP
Viktor Orban, l'homme qui domine sans partage – et polarise – la politique hongroise depuis 2010, a connu au Parlement une défaite symbolique qui fait douter son camp. M. Orban a réagi a minima à la défaite à la partielle de Veszprem contre un candidat indépendant soutenu par la gauche. Il a, en effet, exprimé sur sa page Facebook qu'il respectait le choix des électeurs de Veszprem et que « nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers ». Cette majorité qualifiée, dont le dirigeant conservateur bénéficiait depuis son arrivée au pouvoir en 2010, ne tenait qu'à un siège. Les résultats du scrutin n'indiquent toutefois « pas un effondrement du parti », souligne pour l'AFP l'expert Csaba Toth. Le Fidesz et son petit allié, le parti chrétien-démocrate, conservent une très large majorité. L'opposition de gauche reste divisée, et l'extrême droite du Jobbik ne profite pas des difficultés du parti au pouvoir.
Un score à relativiser
Le Fidesz garde ainsi le contrôle, mais le résultat de Veszprem a « une importance symbolique énorme », estime toutefois la politologue Kornelia Magyar. Selon elle, « il est clair que quelque chose a changé dans la société depuis octobre. Le Fidesz a réagi en tentant de dominer l'agenda politique avec des thèmes conservateurs, comme la fermeture des magasins le dimanche, ou une rhétorique de plus en plus hostile aux immigrés. Cela a permis de ralentir sa baisse de popularité, mais pas de renverser la tendance ». Pour sa part, le commissaire européen hongrois, Tibor Navracsics, a estimé que le parti Fidesz au pouvoir « a besoin d'une nouvelle stratégie ».


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