Selon Kiev, 50 camions chargés notamment de munitions ont pénétré en Ukraine. Anatolij Stepanov/AFP
Au moins deux personnes ont été tuées, hier, dans une explosion lors d'une marche pro-Kiev à Kharkiv, une région voisine de la zone de guerre dans l'est de l'Ukraine où l'armée et les rebelles prorusses ont annoncé le prochain début du retrait des armes lourdes. L'explosion s'est produite peu après 11h00 GMT, au moment où commençait à Kiev une autre marche de solidarité avec l'Ukraine et à laquelle participaient des dirigeants ukrainiens et européens, dont le président du Conseil européen Donald Tusk, les présidents allemand, polonais, lituanien, slovaque, géorgien et moldave. L'explosion d'un engin artisanal rempli de pièces de métal et dissimulé dans la neige au bord de l'avenue Joukov y a fait au moins deux morts, un policier et un militant pro-européen, et une dizaine de blessés, selon les chiffres officiels. L'explosion a été aussitôt qualifiée d' « attentat terroriste » par la police.
Beaucoup ont vu dans la tragédie de Kharkiv une tentative d'intimider les forces pro-Kiev dans cette ville russophone située à quelque 200 kilomètres de la zone des combats et à seulement une trentaine de kilomètres de la frontière russe. Cet incident intervient alors que l'Ukraine et les séparatistes prorusses semblaient avancer légèrement dans l'application du plan de paix pour le conflit dans l'Est. En effet, l'Ukraine et les rebelles prorusses de l'Est séparatiste ont signé des accords pour commencer le retrait d'armes lourdes de la ligne de front, a annoncé à l'AFP un haut responsable militaire ukrainien. Les « présidents » de la République autoproclamée de Donetsk Aleksandre Zakhartchenko et celle de Lougansk Igor Plotnitski ont signé samedi un programme du retrait d'armes, a rapporté l'agence de presse officielle des rebelles DAN. Ce retrait d'armes, qui doit durer 14 jours après son début, était prévu par les accords de paix Minsk 2 conclus le 12 février dans la capitale bélarusse. Aucune information sur l'heure ni sur le lieu où le retrait commencera n'a cependant été dévoilée.
Embrasement de la situation ?
La tension montait aussi autour de Marioupol, dernière grande ville de l'Est sous contrôle de Kiev située dans le sud de la ligne du front qui pourrait devenir la prochaine cible d'une offensive rebelle, après la prise par ceux-ci cette semaine du nœud ferroviaire de Debaltseve. « Ce matin, il y a eu deux attaques de chars près de Marioupol » et « les combats continuent », a déclaré à la mi-journée un porte-parole militaire ukrainien Andriï Lyssenko. Il a également affirmé qu'un convoi militaire de l'armée russe, 50 camions chargés notamment de munitions selon lui, avaient pénétré en Ukraine et se dirigeait vers Novoazovsk, base rebelle à une trentaine de kilomètres de Marioupol.
Les Occidentaux ont multiplié, hier, leurs mises en garde contre la Russie. Le ministre des Affaires étrangères allemand, Frank-Walter Steinmeier, a mis en garde contre une avancée des séparatistes sur Marioupol, jugeant qu'elle constituerait une « violation claire des accords » de Minsk, dans un entretien au journal allemand Bild. De son côté, le dirigeant conservateur de la Chambre basse du Parlement britannique, William Hague, qui occupait jusqu'à l'été dernier le poste de ministre des Affaires étrangères, a écarté dimanche l'envoi d'armes en Ukraine, alors que les Occidentaux envisagent de nouvelles sanctions contre la Russie. « Le Royaume-Uni ne prévoit pas d'envoyer des armes à l'Ukraine », a déclaré M. Hague sur la BBC, soulignant qu'un tel comportement était en ligne avec l'approche adoptée par le pays ces dernières années dans les cas similaires.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Fallait pas jouer avec la NPM de Poutine ! et maintenant on fait quoi ?? on bombarde Moscou ? par où , par kiev , berlin ou paris ??? ou par washington , tiens entre grand on se connait ! pov' type d'occicons manipulés par le sionisme malfaisant et néfaste !
12 h 11, le 23 février 2015