De gauche à droite, l’ambassadeur Khalil Karam, l’ancienne ministre, Leila Solh Hamadé et la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova.
La vice-présidente de l'Association al-Walid ben Talal, l'ancienne ministre Leila Solh Hamadé, s'est réunie à Paris avec la directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, en présence notamment de l'ambassadeur du Liban près de l'Unesco, Khalil Karam. Un accord de coopération a été finalisé entre l'Unesco et l'Association al-Walid ben Talal, portant sur la modernisation de la salle des congrès internationaux, du centre numérique pédagogique et de la bibliothèque des ressources technologiques au siège régional de l'Unesco à Beyrouth.
Dans son allocution de circonstance, Leila Solh Hamadé a d'abord confié qu'elle aurait préféré recevoir Irina Bokova à Beyrouth, n'était « la situation sécuritaire du pays ». L'ancienne ministre a ensuite lancé un double appel à l'Unesco : celui d'œuvrer pour « sauver le patrimoine islamique et arabe », d'une part, et celui d'« inviter l'Occident à s'abstenir de juger hâtivement l'islam en l'associant au fondamentalisme », d'autre part. En effet, « l'islam fanatique n'est ni notre islam ni celui du Prophète. Notre islam se fonde sur la tolérance et la modération, et surtout sur la liberté individuelle », a-t-elle expliqué, précisant que l'enjeu actuel est de « protéger le monde arabe et le monde musulman, sans distinction », de la vague d'extrémisme.
Prenant la parole à son tour, Irina Bokova a rebondi sur l'idée de l'islam de la modération. « Il est très important de transmettre ce message, sur lequel la position de l'Unesco s'aligne parfaitement », a-t-elle déclaré. « L'islam est une religion de paix, mais d'aucuns se cachent derrière cette religion à des fins personnelles, qui contribuent malheureusement à détruire le pluralisme culturel et religieux », a ajouté la directrice générale de l'Unesco, insistant sur « la nécessité d'opposer ce message aux fanatiques et de ne jamais se résigner à leurs actes ». À l'issue de cette rencontre, Irina Bokova a décerné à Leila Solh Hamadé l'insigne de l'Unesco.


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