Une quarantaine de personnes ont été tuées hier au Nigeria dans plusieurs attentats. En premier lieu, au cours d'une attaque perpétrée par trois kamikazes, trente-six personnes ont été tuées hier après-midi dans le nord-est du pays. Selon un membre d'une milice locale d'autodéfense, l'attentat a été commis par « trois hommes à bord d'un pousse-pousse » aux environs de 13h00 heure locale dans le village de Yamarkumi, à 4 kilomètres de Biu. Les trois kamikazes se sont fait exploser et « ont tué onze personnes, des miliciens d'autodéfense et des enfants vendeurs de rue », a déclaré ce témoin dont les propos ont été confirmés par un villageois.
D'autre part, un autre attentat-suicide a eu lieu quelques heures après la première attaque. En milieu d'après-midi, un kamikaze s'est fait exploser dans un restaurant très fréquenté de Potiskum, capitale économique de l'État de Yobe. Cette attaque a tué le directeur du restaurant al-Amir et un serveur, selon un policier, un secouriste et une source hospitalière, qui ont également fait état de 13 personnes grièvement blessées parmi le personnel et les clients.
Et d'autres violences n'ont pas épargné hier la campagne électorale dans le sud du Nigeria, à quelques semaines d'un scrutin qui s'annonce très disputé. En effet, en fin d'après-midi cette fois, une explosion et des coups de feu ont retenti au cours d'un meeting du principal parti de l'opposition à Okrika, une ville de l'État pétrolier de Rivers. Un policier a été tué par balles et un journaliste blessé après avoir été poignardé. Aucune indication n'était disponible dans l'immédiat sur l'origine de ces violences survenues dans un lycée pendant le rassemblement animé par Dakuku Peterside, le candidat du Congrès progressiste (APC), avant les élections des gouverneurs prévues le 11 avril.


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